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Impact News

2023, c’est déjà aujourd’hui !


Le Chef de l’Etat a eu le courage de le dire à haute et intelligible voix comme pour éviter toute confusion et bloquer toute spéculation autour de son sort par rapport à 2023 : il est candidat à sa succession.


« J’ai une vision pour mon pays, je veux la concrétiser avec un second mandat », a-t-il déclaré à Jeune
Afrique la veille de la célébration de l’indépendance avant d’ajouter : “ J’ai le droit de faire deux mandats,
pourquoi m’arrêterais-je en chemin ? J’ai une vision pour ce pays, je veux la concrétiser. Si le peuple veut bien m’accorder ce second mandat, je poursuivrai
ma mission. Et après, je passerai la main ”.

Dans cette interview, Félix Tshisekedi estime que “ Des présidents qui sont élus avec 30 % ou 40 % des voix, ce n’est pas un gage de légitimité”. Cependant, il admet que “ Le seul problème, c’est le budget, qui doit, peu ou prou, être doublé ”, non sans préciser que “ Cela dit, ce n’est pas moi qui décide, c’est l’Assemblée nationale ”.

Qu’il l’ait fait à mi-mandat importe peu. Tout le monde sait que lors de la présentation de son discours de campagne électorale le 15 août 2018, il avait basé sa campagne sur 10 ans. Soit de 2018 à 2028. Et le budget décennal, il l’avait évalué à 86 milliards de dollars américains, à raison de 8,6 milliards l’an.

Au rythme avec lequel s’opèrent les réformes dans le secteur des finances publiques – la peur du gendarme IGF étant le commencement de la sagesse – tous les espoirs sont permis de relever le défi. Pour peu qu’il y ait continuité.

Le Président redouterait-il l’alternance politique ?


Loin de là. Toute échéance électorale est par nature une alternance. Aucune loi, aucune culture ne fixe
l’alternance à partir d’un double mandat. En d’autres termes, Félix Tshisekedi s’étant prononcé pour un second mandat, il revient aux siens – cabinet (Présidence de la République), parti (Udps) et plateforme (Union sacrée de la Nation) – à se déployer sur le terrain pour en relever le défi.
Évidemment, en prenant conscience du fait que les adversaires vont se déployer sur le même terrain pour l’effet contraire. C’est de bonne guerre. C’est justement parce qu’il en est ainsi qu’il faut faire attention aux dérapages.


Ceux des adversaires sont généralement  » excusés ». Par contre, les dérapages du Pouvoir sont systématiquement et délibérément surdimensionnés.
Ce serait, du reste, un comble que d’en venir à penser ou, surtout, à croire au soutien de certains partenaires.

En 61 ans d’Indépendance, qu’ils soient internes ou externes, ils sont constants sur le même point :
au mieux, se mettre au large aux premiers signaux du tangage du navire Congo, au pire y contribuer subtilement ou ostensiblement !
Alors : prudence.

Prudence dans la gestion des plus sensibles des enjeux politiques : sécurité, droits de l’homme, élections et médias.

Prudence dans la gestion des plus sensibles des enjeux économiques : patronat, amélioration du climat des affaires, garantie des investissements,
respect de l’initiative privée.
Prudence dans la gestion des plus sensibles des enjeux sociaux : syndicat, pouvoir d’achat.
C’est dans ces zones sensibles – l’autre dirait ces zones de turbulences – qu’en période pré-électorale informelle (on y est de plain-pied) et formelle (calendrier électoral), tous les coups se conçoivent et se donnent (coup de massue, coup de Jarnac, coup tordu).

Pour y faire face, il n’y a rien de mieux qu’une coordination. Seule stratégie pour rationaliser la communication car, depuis l’annonce de la candidature de Félix Tshisekedi à la présidentielle de 2023, la guerre politique, la vraie s’entend, est celle
de la Com’.

2023, c’est déjà aujourd’hui…


LPDA

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