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Affaire Chebeya-Bazana:
Le général John Numbi de Lion à l’Agneau ?

L’un des plus hauts gradés de l’armée congolaise serait en fuite. C’est l’information livrée par le Président de l’ACAJ, Me Georges Kapiamba. Il se serait extrait de poursuites de la justice suite à l’arrestation de ses lieutenants qui auraient participé dans le double assassinat de Chebeya et Bazana. Et pourtant, c’est un Général. Un Général meurt debout.

Il l’avait presque déclaré lorsqu’il a été déchu de ses fonctions de l’Inspecteur des FARDC : ‘’Je ne suis pas un agneau’’. Mais pareille attitude dans son chef indiquerait le contraire surtout qu’une frange des Congolais en général et Katangais en particulier compte sur lui pour leur sécurité. Pourquoi alors fuir, lui qui est présenté comme le Lion des Balubakat.

Il s’est affiché comme un agneau. Même en tant qu’agneau, il se serait livré à l’abattoir pour être disculpé dans cette affaire où le piège a été bien établi contre sa personne au moment où ce sont des Rwandais qui avaient décidé de l’élimination physique de Chebeya. Mais il abandonne tout un peuple pour prouver sa loyauté à Joseph Kabila au lieu d’éventrer le boa.


Or, cette attitude l’exposerait à beaucoup de risques, s’il arrivait qu’il refuse de répondre à l’invitation de la justice militaire.
En effet, Certains officiels congolais évoquent la possibilité d’une extradition de l’intéressé vers la République démocratique du Congo (RDC).
C’est possible, en actionnant le mécanisme interne de la SADC, qui regroupe les pays de l’Afrique australe parmi lesquels la RDC et le Zimbabwe, ou solliciter la Convention internationale contre la torture. Les explications de Me Peter Ngomo.


Me Peter Ngomo, avocat de RDC près des juridictions militaires, s’est exprimé sur le cas John Numbi au micro de Kamanda wa Kamanda Muzembe pour RFI. Le général est en fuite à l’étranger et fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Son départ soudain, ainsi que son statut de militaire, font de lui une cible de la justice congolaise.
De nombreux griefs, parmi lesquels la désertion, la violation de consignes, la torture…


‘’En tant que militaire, il devrait être poursuivi pour désertion à l’étranger, et je pense également pour violation de consignes. Tout militaire sait qu’il ne peut pas se déplacer d’un point A vers un point B sans autorisation, sans feuille de route. Là, il est allé trop loin en franchissant les frontières nationales. Il se retrouve aujourd’hui dans un pays étranger sans l’accord de sa hiérarchie’’, analyse Me Ngomo.
L’affaire Chebeya-Bazana, sur laquelle le général a refusé de répondre avant de prendre la fuite, pourrait lui nuire, selon l’avocat : ‘’Il est établi que Chebeya a été torturé.

La Convention internationale contre la torture demande à tout pays membre de pouvoir poursuivre toute personne qui serait coupable de ces actes ignobles. C’est pour cela que j’encouragerais l’auditorat général à déposer tous les actes nécessaires et de solliciter son extradition en RDC’’.
Me Peter Ngomo rappelle que selon ‘’un document signé par les pays membres de la SADC’’, acronyme anglais de la Communauté de développement d’Afrique australe, ‘’il est possible que la RDC puisse solliciter l’extradition de John Numbi’’.
‘’Qu’on rende justice à Floribert’’, demande Annie Chebeya, sa veuve
Cette extradition, Annie Chebeya la réclame aussi.

Au micro RFI d’Edmond Sadaka, la veuve de Floribert Chebeya confie son incompréhension après la fuite du général Numbi : ‘’J’ai été vraiment surprise de voir comment il a pu quitter la RDC. Il est parti sans que personne le repère ou le voit. Un général quatre étoiles ! Je me dis qu’il a été facilité par ses collègues ou par l’ancien président Joseph Kabila’’
Annie Chebeya ‘’souhaite qu’il soit arrêté, qu’on lance un mandat international et qu’il soit arrêté et retourné au Congo pour qu’il réponde de ses crimes’’. ‘’J’ai l’espoir ‘’, assure-t-elle, convaincue que ‘’le gouvernement actuel va tout faire, va mettre la pression sur la communauté internationale pour l’arrêter’’
Toujours peinée par le double assassinat de son époux Floribert Chebeya et du chauffeur de ce dernier, Fidèle Bazana, le 1er juin 2010, Annie Chebeya ‘’veut que ça finisse’’, ‘’qu’on rende justice à Floribert’’.

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