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Alternance au sommet du pays et programme de 100 jours: deux thématiques abordées dans les deux dernières publications scientifiques du Professeur Achille Bundjoko Iyolo !

Quelques mois seulement après son investiture, soit au mois de mars 2019, le Président Félix-Antoine Tshisekedi, dans sa vision de remodeler l’espace public et d’atténuer la souffrance de plus de 80 millions de Congolais, avait lancé le programme dit de 100 jours. Il était question pour le Chef de l’État, par ce programme, en entendant que le Gouvernement de la coalition FCC-CACH soit mise en place et investi, de palier à la souffrance de son peuple sur plusieurs plans. Son élection à la tête du pays était considérée comme une lueur de changement en République Démocratique du Congo. Fils d’un grand opposant historique du pays, Étienne Tshisekedi Wamulumba d’heureuse mémoire, succède un Président ex militaire et fils d’un ancien Président de la République, un scénario qui était presque impensable en Afrique où les Présidents en exercice se comportent parfois en Souverain pontife ou en Empereur. Moins de gens s’y attendaient. De ce fait, cette passation pacifique du pouvoir a inauguré une nouvelle ère politique En RDC.

Dans ses dernières publications, le Professeur Achille Bundjoko a signé deux ouvrages en rapport avec le programme dit de 100 jours et l’énonciation Politique congolaise.

Dans le premier livre intitulé :Au seuil d’un nouveau cycle de l’énonciation pour congolaise : Montée en puissance du paradigme de la recevabilité, Achille Bundjoko explique que l’une des phrases lâchée par le Président Tshisekedi lors de son adresse à la nation devant le Parlement réuni en congrès au mois de décembre 2019, savoir « c’est ainsi que je suis à la fois heureux et honoré, en cette circonstance, de venir à votre rencontre… », a inauguré un nouveau paradigme de redevabilité.

Il l’explique de cette façon : Dès l’entame de son premier discours sur l’état de la nation, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo lâche le concept redevabilité: « c’est ainsi je suis à la fois heureux et honoré, en cette circonstance, de venir à votre rencontre conformément à l’article 77 de la Constitution, m’acquiter de mon devoir de redevabilité ».
Autre fois niée , souhaitée de tout cœur et aujourd’hui acceptée dans la production sociale, le parcours de cet ouvrage démêle le termes, dégage les tenants et les aboutissants en répondant à certaines questions notamment : Quel est le parcours socio-historique de la monté en puissance de la redevabilité ? A quel prix, peut-elle s’ériger aujourd’hui comme un nouveau paradigme dans l’évolution actuelle de l’espace public congolais ? Comment le slogan « le Peuple d’abord » entre t-il dans ce giron ? Il s’agit justement de scruter l’émergence de la redevabilité comme une norme interdite, une nouvelle énonciation politique, c’est-à-dire une nouvelle « manière » de voir, de lire, de faire, où de s’y inscrire depuis l’avènement de l’alternance politique. Dans cette pérégrination de la nouvelle énonciation politique. Il est convenu que le paradigme de la recevabilité convie à un réajustement mental, à une nouvelle architecture de relations de pouvoir reposant désormais sur une grille à quatre entrées (l’économie, l’efficience, l’efficacité et l’éthique).

Le second ouvrage intitulé : enjeux du programme de 100 jours de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : vers le remodelage et la recomposition de l’espace public congolais, vise à répondre à la question de savoir comment le programme de 100 jours est-il le lieu, le procès et l’instance de remodelage et de recomposition de l’espace public en République Démocratique du Congo. Il le dispose comme suit : « Cet ouvrage veut répondre
essentiellement à la question : comment le programme de 100 jours du Président Félix-Antoine Tshisekedi est il le lieu, le procès et l’instance de remodelage et de recomposition de l’espace public en R.D.Congo? Par son entrée carnavalesque en scène, il inaugure une contestation de l’ordre déjà installé en le destructurant et promeut un renversement pour ainsi faire l’ordre avec du désordre, du nouveau avec de l’ancien. Par cette traversée conflictogène doublée d’une équation politico- historiquement incorrecte, communicationnellement destructurante et sémantiquement provocatrice. Cet ouvrage défend la thèse selon laquelle ce programme dit de 100 jours augure, d’une part la recomposition, le remodelage de l’espace public congolais sous diverses assises notamment communicationnelle, philosophique, sociologique, économique, juridico-légale, historique, politique, éthique et instaure d’autre part une structure de légitimation des rites d’invention des normes. Le programme dit de 100 jours constitue donc une saga qui prend place comme une bande d’annonce d’une suite logique à venir du parcours de restructuration, de recomposition de la production sociale congolaise ».

En scientifique, le Professeur Achille s’est fait la peine de lire entre les lignes l’alternance au sommet de l’Etat ainsi que le programme de 100 jours du Chef de l’État.

Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication et licencié en philosophie, Achille Bundjoko Iyolo est professeur des Universités en RDC, animateur principal de l’unité de Recherche (UR) 34, Sociologie des médias et anthropologie de la communication du Centre de Recherche Interdisciplinaire de l’Université Pédagogique Nationale (CRIDUPN) , Directeur Adjoint chargé de la recherche et des publications du Centre d’Etudes, de Promotions et de Recherche en Intervention Socio-économique (CEPRISE). Il est également auteur de plusieurs ouvrages. Ses travaux portent essentiellement sur les usages des technologies numériques, l’anthropologie de la communication et l’espace public. Nous vous convions à les lire!

MUTEBA KATSHITA

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