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Impact News

Camp Luka :
L’incivisme et le manque de professionnalisme de la police au cœur d’un carnage!

A la veille du nouvel an, nous nous sommes fait des vœux. Parce que chaque personne est importante dans sa famille et dans la société. Chacun de nous, réciproquement, avait formulé et reçu les vœux de bonté, de grâce et de longévité pour l’année 2021.

Malheureusement, ces souhaits se sont transformés en cauchemars pour certaines familles de Camp-Luka. Après une matinée caractérisée par la pluie torrentielle le jeudi 07 janvier 2020, Camp-Luka était en ébullition de 14h jusqu’à la soirée. Pour cause, trois policiers du commissariat de ce quartier ont ôté la vie des trois jeunes garçons et blessé plusieurs. Ce qui se ressemble à un carnage en plein capitale. 

Que s’est-il réellement passé ? 

Après la pluie de ce jeudi 08, une troupe des policiers assoiffés d’argent, s’était résolue de faire la ronde du quartier, plus particulièrement dans les campements où les jeunes se rassemblent pour fumer et prendre les boissons indigènes, notamment le « Agene ». Malheureusement pour eux, la pêche de ce jour n’était pas prolifique car n’ayant trouvé personne dans ces campements comme ils le désiraient. Sur le chemin, ils se sont octroyé une autre mission imprévue,  celle d’arrêter tous ceux qui n’avaient pas porté les cache-nez. Du coup, ils ont mis la main sur un jeune homme de 18 ans révolus qui du reste était devant sa parcelle. Les jeunes de l’avenue n’ayant pas consenti ce dérapage de ces policiers, se sont levés pour défendre leur camarade injustement arrêté. Sous ce climat de vacarme et de désordre, un policier en crise de maîtrise a ouvert le feu sur le garçon qu’ils avaient arrêté. Quelle méchanceté d’abattre un homme à fleur d’âge sous prétexte d’enfreindre la loi? 
Deux balles sur lui. Une sur la tête et une autre au flanc gauche. Sur place, le garçon a rendu l’âme ! 
Réagissant à cet acte combien ignoble, les jeunes du quartier se sont rendus au sous-commissariat qui se trouve sur l’avenue Puna. Ils ont brûlé tout ce qui s’y trouvait, y compris les documents administratifs. Pour en finir une bonne fois pour toute avec ces policiers, ils se sont décidé de transporter le corps inerte et sans vie de ce jeune homme répondant au nom de Ange Mayamba pour le Commissariat principal de ce quartier populaire qui se trouve aux encablures de la Paroisse Saint Philippe et le marché Kinkenda. Sur le chemin, leur nombre allait crescendo étant donné qu’ils devaient faire plus d’un kilomètre du lieu de l’assassinat au Commissariat principal. En cohorte, les jeunes exaspérés scandaient des chansons hostiles à la police.
Comme s’il ne suffisait pas, et qu’ils auraient encore besoin de faire couler le sang des innocents,  à quelques mètres du Commissariat, les éléments de la police ont ouvert encore le feu en tirant à bout portant sur la population. Une scène qui ressemblait à la traque des rebelles par l’armée régulière. Deux personnes de plus touchées grièvement et ont rendu l’âme sur le champ. A cela s’ajoute  une panoplie des blessés. Tel un carnage !
En renfort, le commissaire commandant principal du district de Lukunga a, illico presto, dépêché tout un bataillon pour restaurer la paix dans ce quartier. L’on se demande quel type d’homme recrute-t-on à la police ? Est-ce que l’administration de la Direction Générale de la formation des policiers tient vraiment compte du passé des hommes et femmes qu’elle recrute ? Tant de questions qui demeurent sans réponse. 

Parce qu’ils ont assassiné trois personnes et blessé plus d’un, les trois policiers incriminés ont été jugés en flagrance à la maison communale de Kintambo le vendredi 08  et le samedi 09 janvier. Le verdict final est prévu pour le début de la semaine du 11 au 17 janvier. 

Par ailleurs, les membres du mouvement citoyen ECCHA  Camp Luka ont manifesté devant le Commissariat le vendredi 09 janvier réclamant le départ de Monsieur Aurel alias Tosa obika, commandant principal  de ce Commissariat. Ils ont également projeté d’initier une pétition déjà ce lundi 11 janvier pour réclamer formellement le départ de ce commandant car selon eux, il aurait plusieurs cadavres dans son placard depuis qu’il est au Camp Luka.
Molende Muteba

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