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Désacralisation des morts :
Le cimetière de Kintambo livre un spectacle désolant!

Créé depuis 1952, 69 ans après son fonctionnement laisse à désirer. Situé dans la commune de Ngaliema entre les quartiers Congo et Camp-Luka, ce cimetière compte 26 agents, dont 2 commis pour la perception des taxes de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK) et un agent du ministère des infrastructures travaux publics et reconstruction (ITPR).
 
Au fil des années, l’état de ce cimetière s’est détérioré. Officiellement, le cimetière de Kintambo est fermé depuis 1998. Malheureusement jusqu’à l’heure actuelle, l’inhumation  des corps se poursuit au vu et au su de tout le monde et l’État officiellement l’avait fermé, continue à percevoir les taxes et autres frais y afférents.

L’érection des caveaux défie toute norme de construction d’un cimetière moderne. Aucun respect de distanciation entre les tombes. Parfois, les tombes sont «  réutilisées » au mépris du respect pour les morts.

Les caveaux sont érigés d’une façon anarchique. Le périmètre de ce cimetière n’est pas circonscrit. Certains jalonnent les rues et se retrouvent parfois à l’intérieur des parcelles. Ce désordre est l’œuvre des agents véreux qui empiètent sur la réglementation en vigueur.

 
Dans ce cimetière, l’anarchie bât son plein. Rien n’est respecté, voire les morts. La perception des taxes échappent parfois à l’antenne de la DGRK, installée dans le bureau de ce cimetière.

Le service d’inhumation y est victime d’un réseau parallèle des jeunes qui offrent le service d’ensevelissement des morts au premier requérant. Ces jeunes qui pour la plupart résident dans les quartiers environnants, empiètent sur le travail des agents commis à la charge de ce domaine mortuaire.

Ils interceptent les personnes demandeurs d’un caveau à qui ils rendent service à l’insu des agents responsables. Au cimetière de Kitambo, on ne sait jamais qui fait quoi. C’est comme dans la jungle.
 
Tous les jeunes s’y mêlent, ils enterrent les morts  à leur guise, fixent le prix sous l’œil impuissant de l’autorité.
 
« Alors qu’au bureau du quartier, un caveau coûte officiellement 80 dollars américains, ces jeunes demandent le double de ce montant pour leur propre compte », a déclaré un agent qui a requis l’anonymat.

L’honneur dû aux morts dans notre tradition africaine est bafoué dans ce cimetière où l’on superpose les cadavres à moins d’un maître. En manque d’espace où ensevelir, par avarice les préposés commencent à spolier même le trottoir réservé aux piétons à tel enseigne que les usagers de la route marchent sur les tombent pour se frayer le chemin. Un scénario qui est beaucoup plus observé aux heures de pointe, le matin et le soir. 

Une autre scène désolante ce sont les érosions qui menacent ce cimetière. Traversé  par la rivière Maluku dans sa partie sud-est, à moindre pluie torrentielle, il est horrible de voir comment les cercueils tomber et les restes du corps des morts rester au vu de tous. Une autre aberration, c’est que dans ce même cimetière on trouve un terrain de football. Les jeunes de Camp-Luka n’ayant pas un terrain approprié pour jouer au football, ils s’amènent jouer en plein cimetière. Il y a des jours où par pression exercée sur ce sol, que les os se déterrent. Les morts ne sont pas respectés. Parce qu’il y a 23 ans ce cimetière est déjà déclaré saturer et de surcroît fermé, il est temps que les autorités compétentes et les Ministres de tutelle rendent  le  minimum honneur  et respect aux illustres ensevelis sous les terres de ce cimetière.
Molende MUTEBA

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