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Enfin, Félix Tshisekedi débloque sans crépitement

Il a été considéré comme parasite et foncièrement dépendant de son partenaire en coalition. Son silence, sa largesse ont été considérés comme une faiblesse de sa part. Il a été qualifié de tous les noms d’oiseaux. Patin, placebo, marionnette, Elilingi ya pamba (simple représentant ndlr) et que sais-je encore. Dès son investiture le 24 janvier 2019, le plan a été minutieusement élaboré pour son échec notoire à la tête du Pays. Blocage à toute initiative visant à améliorer le quotidien de la population. Le premier acte de blocage remonte du premier semestre 2019, il s’agit de la nomination du premier ministre. Après son investiture, le partenaire en coalition, le Front Commun pour le Congo, FCC, détenant virtuellement la majorité parlementaire, devrait présenter au Chef de l’État son candidat pour sa nomination. La population qui en avait marre de la Kabilie, ne voulait justement en aucun cas voir les caciques du FCC plongés dans les magouilles ou étant sous sanction internationale briguer ce poste. Le Président Félix Tshisekedi, étant proche du peuple et orientant sa politique dans la satisfaction intégrale du peuple, était aussi déterminé de s’aligner derrière cette volonté populaire. Joseph Kabila, parce que cela était son leitmotiv, savoir bloquer les actions du Chef de l’État, il ne faisait que proposer les noms des gens vomis par la population notamment Albert Yuma, Minaku et tant d’autres. Le Président Tshisekedi, respectant la volonté du peuple, il est resté ferme et refusé tous ces noms. Ce n’est qu’au mois de mai, soit le 20/05/2019 que Félix Tshisekedi nomme le Premier ministre  Sylvestre Ilunga Ilukamba. Quatre mois perdus en vain, alors que ça pouvait profiter à l’action gouvernementale si jamais tout était facilité par le FCC en proposant une personne consensuelle.

Parce qu’ils juraient tout simplement à humilier le Président de la République et de torpiller ses actions, le FCC s’est manifesté encore dans ses manœuvres dilatoires en bloquant les ordonnances prises par le Président de la République le 03/06/2019 en nommant les mandataires publics à la SNCC et à la GECAMINE. Par l’entremise du Ministère des portefeuilles, le FCC a bloqué la notification des membres de ces entreprises publiques. Plus d’une année après, soit le 26/06/2020 ces derniers sont notifiés après plusieurs concessions de la part du Président Tshisekedi. Il pouvait agir autrement et passer en forcing pour la mise en œuvre de cette ordonnance. Seulement, épris de paix, il ne voulait guère mettre le pays en feu. Blocage sur blocage ! Parlant du Gouvernement Ilukamba qui lui était nommé en mai 2019, il a fallu près de 4 mois pour que le Gouvernement soit nommé, soit le 26 août 2020 et son investiture le 06 septembre 2019. Pour cause, le FCC tenait mordicus à promouvoir et plébiscité à ce Gouvernement les visages que le peuple congolais s’est résolument décidé de ne plus voir gérer la chose publique. Là encore, malheureusement le blocage a fait passer inutilement le temps dont on pouvait s’en servir pour actionner la politique gouvernementale. S’en était de trop, le Chef n’en pouvait plus. Considérant qu’il est le seul Chef de l’État et garant de la nation, sachant qu’il est le seul à rendre compte devant la population après ce quinquennat, il lui était alors impérieux de frapper fort, de débloquer toute situation pouvant l’empêcher d’appliquer sa politique pour le bien de tous. Tel un lion devant sa proie, le Président Tshisekedi préparait un plan magistral pour qu’une fois pour toute, d’en finir avec le FCC. Sans crépitement des balles ni vacarme assourdissant, le Président de la République a écroulé le château FCC.

Ce plan de déblocage systématique trouve son prélude à la démission de Benoît Lwamba qui avant son départ en Europe a soufflé au Président Tshisekedi le plan que le FCC préparait avec la complicité des certains membres de son cabinet. Félix Tshisekedi, comprenant que le plan machiavélique et diabolique de ses détracteurs se basait sur sa mise en accusation à la cour constitutionnelle qui était acquise à la solde du FCC, comme Lambert Mende l’avait fait savoir à l’un des  responsables de son  parti dans un audio fuité, il procède à la nomination et la permutation à cette cour le 17 juillet 2020. Cette décision judicieuse a permis au Président Félix de se mettre à l’abri de ses adversaires. Dans ses plans stratégiques, Félix Tshisekedi savait qu’au FCC il y a des frustreux  au chef de ses composants et des grandes fissures. Quoi qu’ils n’aient le courage de le dire tout haut, la plus part de  membres du Front Commun pour le Congo, FCC, se considéraient comme des marchepieds du PPRD. Parce qu’ils étaient apprivoisés comme des prisonniers, bien que mal, ils continuaient à s’aligner derrière Kabila, alors que leurs cœurs n’y étaient plus. Comme une femme désemparée ne sachant où aller alors qu’elle est sujette d’humiliations et d’insultes à l’endroit de son mari, ces nombreux professeurs d’université et responsables de familles continuaient à errer à la cour de Kingakati, un état dans un État. Fort de cette connaissance de la fragilité de son partenaire, sans faire recours aux armes, le Président Félix a utilisé les paroles pointues et persuasives pour séduire et convaincre les acolytes de Kabila de traverser dans l’axe du bien qui est l’Union Sacrée. Lors de son adresse à la nation du dimanche 06 décembre dernier après les consultations, le Président a promis de nommer un informateur pour identifier la nouvelle majorité parlementaire après qu’il ait constaté que l’ancienne majorité s’est effritée. A la même occasion, il ajoute également  qu’au cas où l’informateur n’arrivait à identifier la majorité tel qu’il le souhaite, qu’il retournerait vers le peuple pour lui donner la majorité afin d’appliquer sa vision politique sans bâton dans les roues. Cette simple et classique phrase du discours  a ébranlé plusieurs au point que le lendemain de ce discours, les adhésions à l’Union Sacrée se sont multipliées en masse.

La situation est débloquée sans crépitement des balles. Julien Paluku, Puis Mwabilu, Bitakuira… tous ont traversé, venant avec eux leurs élus. Les  échos de ce déblocage systématique ne s’arrêtent pas seulement à Kinshasa, encore moins au niveau l’Assemblée nationale. Dans les provinces et aux Assemblées provinciales, les adhésions se multiplient. À l’Assemblée provinciale de Nord-Kivu, 30 des 48 Députés provinciaux que compte cet organe délibérant se sont adhérés à l’Union Sacrée. Le FCC s’écroule comme un château de cartes. La destitution de Mabunda et ses compères au bureau de l’Assemblée nationale montre à quel point le navire FCC chavire. À cette allure, il est possible que même les Kabilistes des premières heures dont le Kabilisme est ancré jusqu’à la moelle épinière puissent traverser de l’autre bord. Vive l’Union Sacrée, vive l’État de droit

Molende MUTEBA

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