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Impact News

Etat de siège :
La Notabilité de l’Ituri, du Nord et Sud-Kivu opposée au retour de la paix !

Ce n’est l’ombre d’aucun doute. Certains notables de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont réfractaires à la volonté du Président de la République de ramener la paix dans l’Est de la RDC. Leurs actions et paroles le confirment à voir la manière dont ils se sont opposés à l’état de siège décrété par le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Alors que l’état de siège venait d’être décrété, l’on a senti tous les états-majors des leaders et notables du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu avec leurs relais dans les mouvements subversifs dits citoyens se lever pour dire non et se prêter directement à un échec de cette action visant à faire revenir la paix dans l’Est.


Renseignements pris, il s’est avéré, et ce n’est pas un moindre qui le dit, que chacun des Députés, des opérateurs économiques et notables a un groupe armé qu’il entretient. Raison pour laquelle, fort des renseignements en sa possession, le Président de l’Assemblée Nationale, Christophe Bonso Nkodia Pwanga, ne s’était pas empêché de lancer lors d’une plénière sur l’insécurité dans l’Est :’’Quittez les groupes armés’’.


Il a été mis au parfum de la manière dont les choses se déroulent dans l’Est où chaque tribu dispose d’un groupe armé, financé et entretenu par les Députés provinciaux, nationaux et quelques notables ou officiers supérieurs des Fardc.

Ces groupes armés entretiennent des rapports de confrontation ou de cohabitation. Chaque groupe armé a des relations avec un groupe étranger ayant la même culture dans des pays voisins. Ce sont les groupes armés congolais qui mettent en place le dispositif d’accueil pour les groupes armés étrangers qui apportent les matériels et équipements militaires pour faire la guerre contre les tribus adverses plus principalement dans les zones minières. L’argent vient de certains criminels qui sont à l’étranger pour financer les opérations de guerre qui n’ont pas d’objectif politique, mais simplement économique. Ils ne revendiquent rien sur le plan politique. C’est question d’entretenir une économie criminelle transfrontalière qui ne leur profite plus depuis que le Chef de l’Etat a formalisé la coopération avec les Etats de l’Est pour stopper la contrebande et la fraudes qui ont enrichi plusieurs des notables de ce coin du pays.
Nous avons été rejoint dans cette découverte par l’Armée congolaise elle-elle.


En effet, le Général Sylvain Ekenge, Porte-parole du Gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu s’est exprimé le lundi 16 août 2021 devant la presse à Beni pour faire une mise au point et répondre aux élus du peuple qui pour certains réclament la fin de l’état de siège et pour d’autres la redéfinition du format de cette mesure.


Cet officier militaire révèle que certains élus originaires de la région soutiennent les forces négatives qui sèment l’insécurité dans la partie Est du pays.
‘’Ils ne sont pas pour la paix, car la plupart d’entre eux soutiennent les groupes armés qui tuent, kidnappent, violent et détruisent notre écosystème. Donnez-moi le nom d’un seul député provincial qui a sorti un seul ADF de la brousse’’, a déclaré le général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.
Selon ce dernier, les miliciens qui se sont rendus à l’armée depuis l’instauration de l’état de siège en mai dernier, citent ‘’les hommes politiques qui soutiennent leurs mouvements’’, et qui sont, selon eux, ‘’complices de l’insécurité qui continue de sévir dans cette partie du pays’’ 


Déterminé à en finir avec l’insécurité, le Porte-parole du Gouverneur Ndima Kongba Constant a fait savoir que les autorités ont décidé de commencer à arrêter les députés qui tenteront de déstabiliser ou de saboter les actions menées par les FARDC dans le cadre de l’état de siège
‘’La meilleure solution est de les mettre en prison. Nous allons le faire à partir de maintenant, ils seront arrêtés, entendus, jugés et condamnés’’, prévient cet officier des FARDC.


Le délai opérationnel différent du délai de l’état de siège
Selon les experts militaires contactés par notre Rédaction, le délai légal prévu par la Constitution pour la durée de l’état de siège ne peut résoudre la crise de l’Est. Le mal était tellement profond qu’il est impossible de finir la crise parce que c’est une affaire qui est régie par une loi. Si le problème était résolu dans le délai, ce serait une bonne chose. Dans cette crise, il y a plusieurs aspects qui entrent en ligne des comptes sur plusieurs plans notamment militaire, économique, politique…


Le refus
La question est de savoir, si nos frères qui sont à l’Est sont-ils unanimement engagés pour qu’il y ait la paix ? La réponse est non, réagit cet expert militaire qui fait observer qu’il suffit de voir la manière dont les Députés se comportent. ‘’La nuit ils s’organisent pour attaquer l’armée et arrêter les agents des renseignements. Ils ont tué un officier et la journée, ils se lancent dans les réseaux sociaux, ensemble avec leurs relais dans les mouvements subversifs pour crier à l’échec de l’état de siège’’, a-t-il asséné.
Voilà pourquoi, l’unique chose qui doit être faite c’est de gagner la paix et la paix ne peut se gagner que dans le cœur des ressortissants de l’Est dont les notables et leaders semblent se plaire du statu quo. La paix se gagne dans les esprits.


C’est ici que cet expert se lance dans multiples questions dont les principales sont : Est-ce que nos frères ont quitté les groupes armés ? Oui, les combattants ont déposé les armes ? Mais est-ce que tous les opérateurs économiques et politiques, ont-ils trouvé un autre moyen de vivre ? En tout cas, pas encore au vu de la manière de leur agitation contre l’état de siège. Et là, il est possible de conclure que la paix à l’Est se gagnera avec les gens du coin. Parce qu’il faut se poser la question où les groupes armés tuent. La paix doit être gagnée dans les esprits de ceux qui habitent dans l’Est. Les premières personnes qui ont mis les bâtons dans les roues de l’état de siège, ce sont eux. Pas de contributions positives de Lucha, de Filimbi et des Députés de l’Est. Il faut suivre ce qu’ils disent dans les réseaux sociaux.


En principe, les Gouverneurs militaires devraient arrêter tous ces Députés. La loi leur donne les mesures d’éloignement pour que ces Députés ne reviennent pas dans le coin. La responsabilité est dans les mains des ressortissants de l’Est qui ne veulent pas de cette paix, ayant fait de cette guerre un moyen de vivre. La communauté nationale devrait poser la question à la communauté de l’Est :’’Pourquoi la guerre continue ?’’.
Le délai légal est différent du délai opérationnel. Il faut voir en Afghanistan, en Irak ou en Syrie, combien de temps cela a pris.
Il suffit de voir comment les députés s’attaquent à leurs gouverneurs aux fins de les faire tomber. Ce qui ne permet pas aux dirigeants de trouver des solutions. Mais là, ils sont toujours dans des guerres politiques qui se répercutent sur terrain.


La guerre on le fait avec conviction. Il faut que nos frères du coin aient cette conviction de mettre fin à la guerre. Le Gouverneur du Nord-Kivu a été attaqué au point de le diffamer qu’il est venu pour se faire de l’argent.
Les mouvements citoyens sont des structures de subversion. Ce ne sont pas des mouvements citoyens. Ils ne font jamais des actions citoyennes. Ce sont les mêmes commanditaires qui les exploitent pour démobiliser. Ils ne félicitent rien.


A

Beni, on a perdu plus des 200 hommes des troupes depuis le début des opérations en 2014. Et parmi ces tués, il y a toutes les provinces de la RDC qui ont perdu. Mais les gens de là vous disent que l’armée est venue pour comploter contre eux.
Quand ils disent que ça n’a pas marché, c’est parce que dès le début, ils n’ont pas contribué. Les opérateurs économiques et les leaders d’opinion du coin, n’ont pas contribué positivement. Aucun Député du coin n’est pas venu pour sensibiliser la population à abandonner la guerre. Qui tue en Ituri ? Ce sont les groupes armés de là. Dans les ADF, plus de la moitié des éléments sont des Congolais, des Nande qui s’associent à un petit noyau des Bakonzo, …
Pourquoi les Nande n’attaquent pas les ADF ? Ici à Kinshasa, c’est la population seule qui s’était prise en charge et le Gouvernement n’avait pas refusé. Se prendre en charge, c’est une bonne chose. Mais ils veulent imposer l’anarchie avec la présence de la Monusco et chasser les non originaires.
L’aéroport de Beni, Mavivi et l’aéroport de Goma sont protégés par la Monusco. Une fois que la Monusco part, il faut au moins deux bataillons pour le sécuriser. C’est comme le gardien de but accusé de ne pas marquer les buts. Une fois qu’il quitte les poteaux, vous allez réaliser son importance, estime cet expert, parlant de l’importance de la Monusco.
Les originaires qui sont opérateurs politiques ne cherchent pas la paix, mais plutôt ils sont dans une dynamique politique pour retrouver leur moyen de survie. Voilà pourquoi ils se battent pour que finisse l’état de siège.
On ne peut pas régler la crise dans l’Est dans le délai légal. Que les gens arrêtent de se battre entre eux et que tous puissions avoir la volonté de mettre fin à la guerre, exhorte la même source. Le bilan n’est pas une affaire des chiffres. Il faut gagner la paix.
Ceux que l’on tue à Beni, ce sont les Bambuba et non les Nandes. Pourquoi ? Parce qu’ils disent que ce sont des bêtes. Les représailles, c’est lorsqu’il n’y a pas de collaboration.
A Beni, ce sont des Bakyandenga, Mayi Mayi Ruwenzori qui sont des groupes d’un leader politique bien connu du coin qui mettent en place le dispositif d’accueil pour les ADF.
Ce sont finalement les pyromanes qui crient au voleur.
Fraude
Un autre problème lié à la fraude, dans le Grand-Nord, c’est la perception des taxes qui ne se fait pas avec les imprimés de valeur de la RDC. Ce sont les imprimés de valeur illicitement fabriqués en Ouganda qui sont utilisés en lieu et place des documents officiels avec la complicité de ceux qui crient au voleur. Quand les autorités de l’état de siège essayent de mettre de l’ordre, ça devient un problème. Ici, les commerçants importent des médicaments sans autorisation d’importation. Ils font entrer des médicaments non contrôlés. Si on met de l’ordre : il faut mettre fin à l’état de siège. La complicité avec les Adf, la fraude qu’on veut combattre, les groupes armés qu’on veut éradiquer… Voilà la cause du problème.
Ça fait partie du schéma tracé par tous ceux qui ont intérêt à voir l’état de siège cesser d’exister. Ils se recrutent parmi les députés provinciaux, nationaux et autres acteurs locaux. Dernièrement, par exemple, le député national Remy Mukweso, contrairement à la législation en matière de l’état de siège, a voulu organiser une manifestation à Butembo. Les instructions ont été données pour l’empêcher d’atteindre son but. Tous les jours, quelques députés provinciaux comme Alain Siwako et Ngahangondi mobilisent la jeunesse et la Lucha contre l’état de siège. La plupart sont des tireurs des ficelles des groupes armés. La reddition en masse de ces derniers ne les rassure pas. Beaucoup d’entre eux se sont spécialisés dans la fraude douanière. Les mesures prises pour arrêter l’hémorragie dans ce domaine font grincer les dents. Chaque fois que les députés provinciaux voulaient soutirer des sommes auprès des exécutifs provinciaux, ils sortaient l’épouvantail de la motion de défiance. Avec  l’état de siège, ils ne disposent plus de cette arme démocratique qui leur servait d’outil de chantage pour déstabiliser l’exécutif provincial et le mettre au pas. D’où cette levée de bouclier où tous les coups sont permis. L’histoire des taxes entre dans cette logique. Toutes les taxes levées aujourd’hui sont des taxes régulières instaurées avec l’administration en veilleuse. L’état de siège n’est pas venu instaurer d’autres taxes que celles existantes. Prenons le cas de la taxe sur le stationnement décriée aujourd’hui et prélevée par les communes, elle est parmi celles validée par le l’assemblée provinciale en congé. Les check-point mis en place pour contrôler les mouvements des populations et éviter la circulation des armes et autres produits prohibés. Ils ont permis d’arrêter l’histoire des bombes à Beni. Ce dispositif a également permis de mettre la main sur une importante quantité d’explosifs et de détonateurs saisis au check-point de Biakato. Les informations recueillies ont permis la neutralisation du réseau des trafiquants et de remonter jusqu’au chef de la bande. Chaque jour, les réseaux des ADF sont démantelés et à l’heure actuelle, plus de 145 de leurs complices sont aux arrêts. Le dernier cas en date est celui de la dame chef de quartier de Rwangoma. Elle a accueilli les ADF, les a logés une journée chez elle, les a nourris avant d’indiquer les maisons des personnes UE. Les ADF ont massacré la nuit avant de les aider à disparaître dans la nature. La même dame et ses complices sont aujourd’hui jugés publiquement en procédure de flagrance à Beni pour assassinat de l’agent de l’ANR et coup et blessure volontaire contre un Officier de l’auditorat militaire chargés de leur interpellation. Pour les politiques de Beni, ce sont des inventions de l’état de siège. Le Ministre des droits humains a constaté lui-même : sur les 72 ADF détenus à la prison de Kangbayi, 59 sont les frères de tous ceux qui ne veulent pas de l’état de siège que la population réclame. Allez-y comprendre quelque chose. Le problème de taxes est un alibi, un faux fuyant. Les intérêts personnels égoïstes sont menacés par l’état de siège. Ils s’accrochent sur leurs émoluments non payés. Mais qui paie les émoluments des députés provinciaux ? Ce n’est pas l’exécutif provincial, à ce que l’on sache. Malgré cela, le Gouverneur Militaire du Nord Kivu a trouvé une habitude. La plus grosse taxe provinciale, celle payée par la Bralima de l’ordre de 197.000.000 FC est directement affectée aux députés provinciaux au nombre de 48. Chaque mois, chacun touche un peu plus de 2000$ et il n’a aucun retard depuis le Gouverneur Carly jusqu’à présent. Cette somme, au lieu de servir pour le développement de la province, va dans les poches des députés en veilleuse. Le loyer de certains est supporté par le Gouverneur Militaire. En cas de deuil, c’est le Gouverneur qui enterre. Ils demandent même que le Gouverneur s’occupe des obsèques des tantes, des grands-pères et des oncles. Quand on limite cette prise en charge à la famille biologique, surtout que ce n’est pas un droit, on assiste à cette levée de bouclier contre l’état de siège. La question à se poser : qui est pour la population et qui ne l’est pas ?

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