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INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE AIGÜE : LA RDC CLASSÉE 1ER PAYS AU MONDE

Avec 21,8 millions de personnes affectées par l’insécurité alimentaire aiguë, la RDC est classée premier pays au monde. Ces personnes en situation de crise et d’urgence (phases IPC) se trouvent principalement dans les régions affectées par des conflits et mouvements de population et des épidémies. Ce record pour le moins honteux a été produit par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).
La RDC est actuellement le premier pays au monde au regard du nombre de personnes en insécurité alimentaire aiguë, avec 21,8 millions de personnes affectées Les personnes en situation de crise et d’urgence (phases IPC) se trouvent principalement dans les régions affectées par des conflits et mouvements de population et des épidémies.
Le nombre de personnes qui meurent de faim est passé de 15, 6 millions en 2019 à 21, 8 millions en 2020, a-t-elle indiqué à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation célébrée le 16 octobre de chaque année.
Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Kasaï Central comptent le plus grand nombre de populations confrontées à une insécurité alimentaire élevée.
A la base de cette situation, quatre facteurs déterminants : le conflit, la Covid-19, le déclin économique et les catastrophes naturelles.
L’insécurité et les conflits armés continuent de perturber considérablement les moyens d’existence des populations. Ce qui occasionne ainsi le déplacement des populations soit environ 6,6 millions vivent en situation de déplacement.
Les restrictions dues à la fermeture des frontières suite au coronavirus ont négativement impacté les prix de denrées alimentaires et les ménages en RDC et précisément dans la capitale.
L’économie n’a pas été épargnée. Plusieurs causes ont occasionné le déclin économique, notamment la réduction de la demande d’exportation de minerais, la poursuite de la baisse de revenus issus de taxes, la dépréciation du Franc congolais et la baisse de croissance de PIB.
Les catastrophes naturelles ont également aidé à aggraver cette situation. C’est le cas des pluies diluviennes qui ont détruit des récoltes dans certaines provinces telles que le Sud-Kivu, le Tanganyika, Haut- Lomami et le Haut- Katanga.
PRES DE 4,4 MILLIONS DE PERSONNES
Près de 4,4 millions de personnes souffrent de malnutrition aiguë, dont 3,4 millions d’enfants de moins de cinq ans. Le taux de prévalence de la malnutrition aiguë globale s’élève à 6,5 pour cent et celui de la malnutrition chronique à 42 pour cent. Cinq maladies à potentiel épidémique et sous surveillance en RDC ont été épidémiques en 2020: la Covid-19, la maladie à virus Ebola (MVE), la rougeole, le choléra et le paludisme.
La Covid-19, dont le premier cas a été déclaré en RDC en mars 2020, a profondément affecté les moyens d’existence des ménages les plus vulnérables et a exacerbé les risques de protection, en particulier pour les femmes et les filles, précise le document dont une copie est parvenue à la rédaction de Forum des As.
Dans la période de juillet à décembre 2020, sur les 66,6 millions de personnes analysées en RDC, 21,8 millions (33%) sont en insécurité alimentaire élevée. Ce chiffre comprend 5,7 millions de personnes classées dans la phase 4 de l’IPC (urgence). Pour la période projetée (janvier à juin 2021), 19,6 millions de personnes (29% de la population analysée) sont susceptibles d’être en crise (IPC Phase 3) ou pire, dont plus de 4,8 millions de personnes en situation d’urgence (IPC Phase 4).
CRISE HUMANITAIRE AIGUE
Le Congo-Kinshasa demeure confronté à une crise humanitaire aiguë et complexe. En 2020, la situation humanitaire s’est détériorée dans un contexte marqué par des conflits persistants à l’Est et une aggravation des violences dans plusieurs parties du pays. La Covid-19 a affecté la croissance économique alors même que la majeure partie de la population congolaise se trouvait déjà dans une situation d’extrême pauvreté.
Les problématiques structurelles demeurent, comme l’accès limité des populations à des services de base de qualité, l’insuffisance de politiques publiques de développement et de protection sociale à l’attention des plus vulnérables et de profondes inégalités de genre, à en croire le rapport rendu public le 5 janvier 2021 par Ocha sous le titre « Aperçu des besoins humanitaires 2021 (décembre 2020) ».
La RDC abrite l’une des plus grandes populations de personnes déplacées au monde et la plus nombreuse sur le continent africain, soit 5,2 millions de personnes déplacées internes, quelque 1,4 million de personnes retournées ainsi que la plus nombreuse sur le continent africain, soit 527 000 personnes réfugiées et demandeurs d’asile des pays voisins. Les déplacements internes ont principalement été causés par des attaques ou affrontements armés et des conflits fonciers et intercommunautaires (soit 98 pour cent des causes de déplacement).
Dans une projection pour la période du mois de janvier 2020 à juin 2021, les humanitaires estiment à19,6 millions de personnes qui seront situation d’insécurité aiguë. Cette projection renseigne également que 29% de populations seraient en situation d’insécurité alimentaire élevée (Phase 3 et 4 de l’IPC) dont plus de 4,8 millions en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC).
Pour rappel, IPC est le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC). Il est un ensemble d’outils d’analyse et de processus permettant d’analyser et de classifier la sévérité de l’insécurité alimentaire suivant des normes scientifiques internationales. Un manuel technique publié régulièrement par le Fonds de Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Kléber KUNGU

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