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Impact News

Joseph Kabila abandonne les avantages de l’alternance !

Voulant poursuivre trois lièvres à la fois, Sénateur à vie, Président du PPRD ou FCC et Autorité Morale ou Co-Président de la République 

Il a refusé ses avantages. Ceux qui le liaient à jamais au giron de grandes et hautes personnalités de la RDC. Lui, c’est Joseph Kabila Kabange, Président honoraire de la RDC. Cet homme qui, poussé par la dynamique interne et extérieure a accepté d’organiser les élections libres et transparentes, seulement à la Présidentielle, vient d’être induit en erreur par ses poulains qui ont cru faire de lui, un Co-Président de la République avec Félix-Antoine Tshisekedi.

En effet, l’histoire du sénateur Kabila rappelle plusieurs autres du genre, dans les annales politiques du monde, et même, à quelques nuances près, de la Rdc.

Ainsi, de Mobutu qui avait pu « instaurer » la démocratie avec son fameux discours du 24 mai 1990, il aurait pu laisser les événements se poursuivre tranquillement.

Malheureusement, le maréchal qui avait déjà pris congé du MPR « pour que le parti se choisisse un autre chef, comprenez mon émotion « , commit le péché mignon de tout dictateur, s’arcbouter aux derniers oripeaux du pouvoir, alors que celui-ci l’avait déjà quitté.

La suite, on la connait, il fut chassé par Barnabé Kikaya et ses collègues. Pourquoi le sénateur Kabila risque de connaître le même revers?

Pour quelle raison ?

Kabila, céder le trône sans quitter le pouvoir

Kabila a voulu ‘’céder le pouvoir’’ sans partir

En effet, après les élections et la passation du pouvoir, cet homme pris en exemple par tous a malheureusement pris des dispositions pour quitter le fauteuil, mais pas le pouvoir, ni la politique.

Ainsi, il s’est fait nommer Président de son parti, le PPRD, puis s’est fait désigner « Autorité Morale » du FCC, donc patron de la majorité parlementaire au pouvoir. Il savait qu’il n’avait aucune Majorité au Parlement en dehors de ceux qui le craignent suite à son courroux qui le pousse à frapper, agresser, jusqu’à tuer ceux qui le contrarient.

De ce fait, loin de s’éloigner de la politique et ses aléas, cet homme y est resté, et par conséquent, s’entendant y jouer un rôle primordial, alors que son temps était passé.

Kabila au pouvoir après Fatshi 

Joseph Kabila a eu l’idée saugrenue de revenir au pouvoir, sous couvert d’un fantomatique accord politique. Il l’a négocié avec Mubake. Celui-ci a refusé. Raison pour laquelle, il croit dur comme fer, que Félix-Antoine Tshisekedi aurait accepté de jouer au pantin qui allait réchauffer son fauteuil pendant 5 ans pour revenir après avec de pleins pouvoirs.

Kabila a cru le faire avec Félix-Antoine Tshisekedi qui a heureusement gagné la présidentielle du 30 décembre 2018.

Alors Kabila s’est assis sur un deal. Il va loin jusqu’à se demander : ‘’Où est le Thomas qui ne croit pas que l’accord existe ?’’, ricanait-il lors de sa dernière rencontre avec ses ouailles à Kingakati.

Croyant à un accord chimérique devant le ramener au pouvoir en 2023 avec le soutien de Félix-Antoine Tshisekedi, Kabila a cru niaisement que cela était possible. 

D’où les tambours de ses disciples comme Kabange Numbi et autres, qui répétaient sans rire qu’ils travaillaient pour son retour.

Lui y a cru, et a commencé à se comporter en derviche. ‘’Cette incongruité lui a donné l’impression qu’il était notre messie, et que sans lui, le Kongo mourra’’, se moque un internaute.

Entraver l’action de Félix-Antoine Tshisekedi

Joseph a cru mettre les bâtons dans les roues du nouveau pouvoir avec sa majorité factice.

Il s’est vite rendu compte que Félix Tshisekedi était venu réellement pour travailler et non s’accommoder à inaugurer des chrysanthèmes, et voyant quelques réalisations qui risquaient de l’effacer complètement, et voir ainsi la population le haïr définitivement, Kabila a ordonné à sa majorité et ses ministres de bloquer les actions du Chef de l’État.

Sauf qu’il n’avait pas prévu l’irritation de ce dernier devant ces blocages, et n’a pas vu venir son plan B, à savoir; le déboulonnement de son système.

L’exil

Tout ce qui reste à Joseph Kabila, c’est son exil.

En restant en RDC, avec le démantèlement de son appareil, l’homme s’est affaibli et est désormais à portée de toutes les manœuvres politiciennes, juridiques et judiciaires de ceux à qui il a causé du tort, mais aussi simplement, de la nation.

Les rumeurs sur des possibles coups d’État orchestrés par des fidèles extérieurs ou internes de son camp, étouffés ou en cours, vont radicaliser l’actuel pouvoir qui ne lui trouvera plus d’excuse à un certain moment de l’histoire proche…

L’exil va lui éviter l’humiliation judiciaire, mais aussi et surtout, le courroux populaire, car pour ceux qui ont encore des doutes,’’ GAME IS OVER’’, crie le même Internaute.

Fadie NDEMBU

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