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Kasaï oriental: Mbuji-mayi vit au rythme d’une insécurité sans nom.

Il y’a quelques jours le Maire de Mbuji-mayi dans un communiqué alerté la population sur la présence dans son entité d’un groupe des kidnappeurs des enfants qui réclamait même des rançons pour relâcher leurs victimes.

Au lendemain de cette alerte, un chauffeur de taxi-moto a été abattu dans la commune de la kanshi la nuit du lundi 22 au mardi 23 février par un groupe d’inconnus qui ont aussitôt emporté sa moto après avoir ravi les recettes journalières.

Comme si cela ne suffisait pas, la nuit du mardi 23 février 2021 à 20h, heure locale alors qu’il rentrait chez lui, Bertin MUKADI agent ENABEL bien connu dans la ville a croisé des hommes en uniforme qui n’ont pas hésité de tiré sur cet agent du développement qui a aussi longtemps servi au sein de la MIBA comme ingénieur électricien qui est mort sur place sans qu’aucun secours ne vienne.

Ce cas est loin d’être isolé dans une ville où le couvre feu est de stricte observance à partir de 21 heures comme partout en RDC.

Interrogé à ce sujet, le Maire Louis D’or NTUMBA explique le mode opératoire de ce groupe qui cible les taximens motos aux heures du soir et dans les coins reculés.

Les kidnappeurs prennent soins de connaître les familles des victimes pour fixer la hauteur de la rançon.

C’est un étudiant de l’Université au Cœur du Congo (UPCC) Richard MUENGA qui a recouvré sa liberté après que sa famille ait effectué un paiement mobile de 500$. Toujours selon le Maire, ce groupe a déjà réussi à enlever un orphelin pour lequel ils ont obtenu 100.000fc seulement.

De son côté, le Ministre provincial de l’Intérieur et de la sécurité annonce l’ouverture d’une enquête au sujet de l’assassinat du conducteur moto.

Pour Lazare TSHIPINDA, les services spécialisés de l’État ont été mis à contribution pour se faire.

Ce jour, la population a plus de questions que des réponses.

Qui sont ces gens ? D’où viennent-ils? Que fait l’autorité compétente quand on sait que cette insécurité se passe dans un contexte de couvre-feu imposé à la population en vue d’une lutte efficace contre le Covid-19?

En tout cas, cette insécurité illustre bien les difficultés auxquelles fait face la police pour bien mener ses missions.

Les patrouilles motorisées et pédestres organisées ne suffisent pas car elles font face à l’inaccessibilité des certains quartiers et à une obscurité sans nom dans laquelle la population vie.

D’autres observateurs parlent de manque des moyens par la police. Pour eux, cela ne doit pas être comme une excuse pour la Police Nationale Congolaise qui a reçu mission de l’État de sécuriser la population et ses biens.

Marie-Jeanne Mupela

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