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Piégé pour tomber dans le filet de l’oiseleur :
Tony Mwaba réussit à s’en sortir et surprend !



Ils étaient nombreux, ceux qui l’attendaient le voir tomber. Ils ont été recrutés partout. Aussi bien dans l’Opposition que dans l’Union Sacrée de la Nation. C’était sans compter avec son intelligence et la grâce dont il est bénéficiaire de la part de Dieu. Lui, c’est le professeur Tony Mwaba Kazadi, Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique qui a été invité ce mercredi 1er décembre pour répondre à la question orale avec débat, posée par le Député national, Loola Ekofo Floribert.
Au lieu de le voir pris dans le filet de l’oiseleur, Tony Mwaba a eu l’opportunité de démontrer à quel point il maîtrise son secteur.


Il est revenu sur le diagnostic posé sans complaisance, avant d’indiquer la thérapeutie de choc déjà en mode d’administration.
Même l’auteur de la question s’est retrouvé seul pris dans son propre piège pour reconnaitre que beaucoup de choses n’étaient pas portées à la disposition de la représentation nationale.
En effet, le député national Floribert Loola a adressé une question orale avec débat au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST). Au terme de son initiative de contrôle parlementaire, cet élu voulait obtenir du ministre, la budgétisation de milliers d’enseignants mécanisés, mais non budgétisés pendant plusieurs années, la mécanisation des nouvelles unités (NU) et de nouvelles écoles issues du dernier contrôle, de l’augmentation des frais de fonctionnement, de la suppression des zones salariales entre les enseignants des villes et ceux des milieux ruraux. Le député national voulait aussi en savoir sur le paiement des écoles maternelles, l’amélioration des salaires, la construction des bâtiments scolaires, le paiement des prestataires de l’ENAFEP (ex-TENAFEP) et, enfin, la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire.


Dans son exposé des motifs, le député Floribert Loola a justifié sa démarche comme un moyen d’information et de contrôle reconnu par la Constitution en ses articles 138, 146, 147 ainsi que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en ses articles 175,176 et 178. 
Parlant de l’éducation, le député a précisé que  l’amélioration des conditions sociales et salariales  du personnel enseignant figure parmi les piliers du programme du gouvernement en vue de booster la qualité de l’enseignement.
Avec la mesure de la gratuité de l’enseignement de base instituée par la Constitution en son article 43 et concrétisée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, les enseignants croyaient trouver des réponses adéquates au calvaire du salaire de misère leur octroyé et une meilleure prise en charge. Mais la situation ne s’est guère améliorée depuis lors.  


« La situation va de mal en pis, puisque les enseignants préfèrent même la période d’avant la gratuité », a-t-il argumenté.
Avant de relever que les problèmes du sous-secteur de l’EPST restent énormes et non résolus. Il s’agit essentiellement de la question des nouvelles unités (NU) non connues et non payées (NP), les promesses non réalisées d’amélioration des conditions salariales ainsi que l’amélioration de collation des prestataires des épreuves évaluatives, la modicité de la passion de retraite…
Toutes ces questions évoquées appellent des éclaircissements et explications précises sur la gestion du sous-secteur de l’EPST. Raison pour laquelle, le député Floribert Loola a posé, au ministre Mwaba, cette question : « Monsieur le ministre, pourriez-vous nous rassurer aujourd’hui de certaines réalisations concrètes et efficaces initiées en faveur de l’amélioration des conditions sociales des enseignants et de la qualité de l’enseignement dans ce sous-secteur ?
En réponse à cette question, le ministre Tony  Mwaba a précisé que le Gouvernement n’a pris aucun engagement, mais plutôt a hérité des engagements des gouvernements précédents. Il a cependant noté quelques réalisations au nombre desquelles la majoration salariale de 40.000 Fc pour les enseignants pour l’exercice budgétaire en cours. S’agissant de la qualité des enseignements, une réforme de manuels scolaires est envisagée ainsi la  campagne « Pas d’école sans banc en RDC », lancée à Mbuji-Mayi, sans  oublier  la suppression totale de la prise en charge par les parents,  des enseignants du cycle maternel et primaire et, cela, conformément à la Constitution. A cela, il faut ajouter l’institution de la prime de la gratuité de l’enseignement de base. Une  prime, a-t-il renchéri, qui sera régulièrement majorée, selon les disponibilités du budget de l’Etat dans le cadre de la consolidation de la gratuité. 
A la suite de cette question et réponse, quatre-vingt demandes de parole ont été enregistrées pour charger davantage ou soutenir le ministre de l’EPST. 
Si les uns ont critiqué le dysfonctionnement du secteur impactant la qualité de l’enseignement, ce qui appelle à une requalification de la mesure de gratuité, les autres ont loué les avancées réalisées et en appellent à son application sans faille de cette mesure salutaire. Au nombre de ces avancées, à l’actif du ministre Tony Mwaba, ils ont notamment cité le nettoyage du fichier de paie des enseignants, de laquelle ont été élagués plusieurs fictifs, la mise en retraite progressive de beaucoup d’enseignants ayant largement dépassé l’âge de la retraite.


Le ministre Mwaba a sollicité et obtenu du Bureau de répondre sur le champ en trente minutes aux préoccupations de la représentation nationale. 
Sur la question des nouvelles unités, le ministre a déclaré avoir déjà résorbé la situation. Avec le nettoyage du fichier de paie ayant mis de côté les fictifs, les économies réalisées ont été affectées à la paie de plus 60 000 nouvelles unités (de la maternelle et du primaire) sans ressources additionnelles. Il ne reste à résoudre que les cas des nouvelles unités du secondaire. Avec l’opération de mise à la retraite en cours (des enseignants dont l’âge varie entre 65 et 125 ans), il est prévu de libérer plusieurs postes pour résoudre la totalité de la question des nouvelles unités. Une politique bien étudiée est mise en place, à cet effet.
Pour le ministre, il n’y a pas lieu de parler des zones salariales, car la base est uniforme pour tous les enseignants. Les variations proviennent des indemnités de logement et transport qui dépendent d’une ville à une autre. 
Le ministre a annoncé la construction à Mbanza Ngungu d’une institution chargée de former les enseignants du primaire.
Quant à la bancarisation des enseignants, Tony Mwaba a estimé que l’opération est globalement positive. Néanmoins, il a promis d’étudier quelques difficultés résiduelles dans certaines zones qui ne sont pas couvertes par des établissements bancaires. 

En ce qui concerne le poumon même de la question, Tony Mwaba a balayé toute l’incompréhension liée à la désinformation. Devant la tribune, le ministre a présenté les avancées significatives dans l’amélioration des conditions socioprofessionnelles de l’enseignant congolais malgré beaucoup restent à faire.

D’un ton précis et d’une adresse explicative, le patron de l’EPST a présenté des données chiffrées, qui retracent « la situation de l’enseignant congolais d’avant la gratuité, d’après la gratuité et d’après sa prise de bâton ».
En effet, l’homme qui met désormais en œuvre l’initiative du Chef de l’État qu’est la gratuité de l’enseignement primaire, a révélé un secret rassurant qui s’est opéré dans cette affaire au profit de professionnels de la craie.
« Avant la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement, un enseignant du territoire tout comme celui du chef-lieu touchait à la fin du mois 156. 688 FC. Et celui de la ville (Kinshasa et Lubumbashi) touchait 171.688 FC . Et là les effectifs payés étaient de 410.256 enseignants. A la mise en œuvre de la gratuité en 2019, l’enseignant du territoire et du chef-lieu touchaient respectivement 195.777 FC et 215.777 FC. Ceux de la ville Kinshasa et Lubumbashi et ceux des écoles de référence touchaient 365.777 FC. Et là, les effectifs payés étaient de 608.549 enseignants « , a éclairé Tony Mwaba.
Avant de surprendre : « Après l’investiture du gouvernement Sama, les enseignants des territoires et ceux des chefs-lieux touchent respectivement 235.777 FC et 315.777 FC. Ceux qui vivent en ville touchent 385.777 FC », a-t-il révélé sous les acclamations des élus nationaux.

Il sied de noter que les avancées ont été également marquées dans les frais de fonctionnement alloués aux établissements publics de l’État. Le ministre a précisé que tous chiffres sont boostés avant que la gratuité ne soit prise en compte dans le budget.

Pour ce faire, le ministre de l’EPST a par la même occasion fait un plaidoyer aux élus de pouvoir allouer une enveloppe importante pour la pérennisation de la gratuité de l’enseignement prônée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi.
En rapport avec les réformes, le professeur Tony Mwaba a indiqué qu’il s’agit par exemple du Test National de Fin d’études primaires (TENAFEP), présenté chaque année par les élèves de 6ème année primaire, sera supprimé et ramené à la classe de 8ème.


Le Ministre Mwaba motive ceci par le fait que le certificat délivré aux élèves finalistes du cycle primaire est sans impact dans la vie socioprofessionnelle du Congolais.
« L’idée de cette réforme est de faire constater aujourd’hui qu’après les épreuves de TENAFEP, on délivre le certificat de fin d’études primaires au finaliste de 6ème primaire. Mais à quoi sert ce titre scolaire dans la vie pratique ? Est-ce qu’il peut lui permettre de s’engager dans une carrière professionnelle ou dans un métier? On s’est posé la question de savoir quel est le niveau réel d’un finaliste de TENAFEP ? C’est comme ça que la réforme avait voulu qu’on puisse étendre l’enseignement primaire vers l’enseignement de base « , a expliqué Tony Mwaba.
Et d’ajouter : « lorsque la réforme aura abouti, je crois qu’on va supprimer le TENAFEP au niveau de 6ème pour ramener ça au niveau de la 8ème », a-t-il estimé devant les élus du peuple.
Il est nécessaire de noter qu’aussi longtemps que les réformes ne sont encore mises en œuvre la gratuité ne peut que se limiter au niveau du primaire comme l’exige la constitution.
Face à tous ces défis, il n’y a qaue l’autorité budgétaire qui l’a invitée qui peut accorder les moyens au Gouvernement pour y remédier.
A ce sujet, il a déclaré : « La consolidation et la pérennisation de la gratuité de l’enseignement primaire nécessite la mobilisation des moyens suffisants pour y faire face. C’est ici pour moi l’occasion de
faire un plaidoyer à la Représentation Nationale, autorité budgétaire, aux fins d’allouer des ressources conséquentes devant garantir une prise en charge adéquate du personnel enseignant (nouvelles unités, non payés et retraités) et de régler diverses préoccupations relatives au fonctionnement des services de mon Ministère ».
Au terme de cet exercice, le député  national Floribert Loola s’est déclaré globalement satisfait et le Président de l’Assemblée Nationale a demandé aux élus du peuple pour s’impliquer afin de donner les moyens conséquents le secteur de l’EPST.

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