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Pour rien au monde Fatshi ne peut lâcher Mboso

[Tribune de Molende MUTEBA]



Ça résonne depuis quelques jours, la nouvelle de la pétition initiée par le député national Adrien Phoba contre le Président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso. Sans aller par le dos de cuillère, l’élu de Boma accuse Christophe Mboso N’Kodia Pwanga alors Président de la Chambre basse du Parlement d’obstruction à la bonne marche des activités parlementaires légalement reconnues.

Selon certaines indiscrétions, ce coup serait l’œuvre des officines Katumbistes pour déstabiliser Félix Tshisekedi.

Des millions de dollars seraient mis à contribution pour se payer le fauteuil de Mboso. 20 000 USD à l’initiateur de la pétition, 5000 USD pour la signature et 25 000 USD pour le vote de cette pétition contre le speaker de la Chambre basse du Parlement.

A en croire ces indiscrétions, Adrien Phoba n’est que la face visible de l’iceberg. Dans le fond, il sous-traiterait une initiative qui est conçue par des officines proches de Moïse Katumbi, Président d’Ensemble pour la République.

L’homme de Kashamata souhaiterait renverser la donne au Parlement pour se maintenir à la course de la présidentielle de 2023.

La proposition de loi Tshiani endossée par le député national Nsingi Pululu serait l’élément déclencheur de sa hargne monumentale.

Moïse Katumbi embarrassé, chercherait par tous les moyens possibles de renverser la situation en sa faveur. Créer le rapport de force efficace pouvant lui rendre indispensable dans la vie politique de la RDC, tel est le leitmotiv de sa présente lutte.

Vraisemblablement, c’est de la nostalgie Kabilienne d’il y a presque 2 ans sous le règne de Félix-Antoinne Tshisekedi Tshilombo.

Christophe Mboso N’Kodia Pwanga sera t-il éjecté ?

En politique politicienne, le Président de la République, quoi que dans un pays démocratique réputé d’un État de droit, a toujours un mot à dire, une petite parcelle de pouvoir en tout et pour tout. Il est le garant de la nation, le premier citoyen du pays, mieux le premier de tous les Congolais et de toutes les institutions. La séparation du pouvoir entre les institutions du pays, oui! Mais pourra-t-il, au besoin, en sa qualité de garant de bon fonctionnement des institutions du pays, influer sur beaucoup.

Donc ceci étant, l’aboutissement heureux de la pétition de Sieur Phoba ne pourra que réussir avec la bénédiction de Félix Tshisekedi. Et ce, s’il en trouve gain de cause.

Entendu que Félix Tshisekedi a besoin des alliés de taille pour les prochaines joutes électorales de 2023, « pour rien au monde il peut se permettre de se passer de Mboso ».

Pour rien au monde, du fait de la complexité de la politique congolaise. Les théoriciens et scientifiques attestent qu’en République démocratique du Congo, les élections tout comme les partis politiques sont influencés par les pesanteurs sociologiques.

Après l’échec de Genève en 2018, Félix Tshisekedi a perdu ses alliés d’antan et de surcroît leurs électorats. Il s’amourache avec Vital Kamerhe et le FCC, un regroupement politique que Félix Tshisekedi et les siens tenaient pour responsable de la précarité de vie et des atrocités des Congolais.

Eux qui se regardaient en chien de faïence, désormais rattrapés par le réalisme politique. Obligés de faire route ensemble, les deux protagonistes ne sont pas allés loin. Un mariage contre nature qui se solde par un divorce spectaculaire et qui atteste le destin de ces deux protagonistes : « ne jamais cohabiter« .

A ce stade, Félix Tshisekedi est rejoint notamment par ces deux copains de Genève qui vraisemblablement l’avait trahi pour des piètres raisons.

Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba rejoignent le navire pour un voyage voulu lointain, alors que Vital Kamerhe, l’un des artisans de ce pouvoir et premier allié de Tshisekedi s’accroupit en prison.

Un voyage de rêve voulu lointain est en pleins remous. Chantages ici, menaces là bas. Comme pour le premier mariage contracté par Félix Tshisekedi, le divorce s’annonce à l’horizon pour le second.

Ayant perdu Vital Kamerhe et sa base de l’Est du pays, rompu avec Kabila qui a une influence considérable dans le grand Katanga, en froid avec Katumbi, lui aussi très influent dans les régions swahiliphones du pays, Christophe Mboso se trouve être une meilleure et indispensable carte pour Tshisekedi de maximiser ses chances d’une bonne élection à Kinshasa peuplé majoritairement par les ressortissants de grand Bandundu et du Kongo central.

Pour rien au monde Fatshi ne peut lâcher Mboso parce qu’à ses côtés, il a la chance de rafler l’électorat du grand Bandundu acquis jusqu’à présent à l’opposition du duo Fayulu-Muzitu.

Un véritable champ d’ors que Félix-Antoinne Tshisekedi Tshilombo ne pourra se permettre de jeter en pâture.

Les tergiversations autour de la pétition portée par Adrien Phoba n’accoucheront que d’une chétive souris, donc un échec au grand jour.

Étant en parfaite relation avec le Président de la République qui apprécie à sa juste valeur son apport à l’Union Sacrée et pour les échéances électorales prochaines, le Patriarche Christophe Mboso N’Kodia Pwanga ne pourra se vaciller face à ces menaces maigrichonnes venant du sud-est de la RDC.

Félix Tshisekedi, pour rien au monde, ne peut laisser sa chance de briguer son deuxième mandat partir en fumée.

Il est encore là, Christophe Mboso, n’en déplaise aux détracteurs !

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