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Impact News

RDC: le CNPAV alerte l’opinion sur l’enrichissement illicite de Dan Gertler. Vivement l’audit et la révisitation de ce contrat !

Alors que le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi est arrivé dans l’espace grand Katanga le mercredi 13 mai 2021 où il était annoncé à l’inauguration d’une unité de production de l’usine d’acide sulfurique de Kamoto Copper Compagny (KCC), Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV), une association sans but lucratif alerte sur l’implication de Dan Gertler dans cette usine.

En effet, selon différentes sources, sur place à Kolwezi, Felix Tshisekedi va inaugurer notamment une succursale de la Banque centrale du Congo (BCC), le bâtiment abritant le bureau de travail du Président de la République construit juste à côté de l’hôtel du Gouvernement ainsi qu’une unité de production de l’usine d’acide sulfurique de Kamoto copper Company, (KCC).

Dans son rapport intitulé ; « Des milliards perdus : enquête financière sur les transactions de Dan Gertler dans le secteur extractif », publié ce mercredi 13 mai, le CNPAV affirme que l’israélien Dan Gertler collecte secrètement des royalties au sein de KCC.

De ce fait, le porte-parole du CNPAV, Jean-Claude Mputu a appelé le Président Félix Tshisekedi de ne pas s’impliquer dans les affaires où plane l’ombre de Dan Gertler.

« Nous avons rappelé au Président Tshisekedi que Dan Gertler est sous sanction. C’est quelqu’un qui pille la République. Faire des affaires avec lui, c’est devenir soit même corrompu. Le Président de la République et ses services sont saisis du danger qu’incarne Dan Gertler. Ils devraient, s’ils ont l’amour du Congo, auditer une enquête et faire en sorte que Dan Gertler va en prison pour cesser de jouir de nos richesses », a déclaré J-C Mputu.

Le rapport du CNPAV décrie nommément l’implication de Dan Gertler dans le fonctionnement de KCC.

« Depuis 2009 et la « revisitation » des contrats miniers congolais, la Gécamines a le droit de collecter des royalties correspondant à 2,5 % des ventes nettes de cuivre et de cobalt de KCC. Néanmoins, Gertler collecte secrètement ces royalties à la place de la Gécamines à partir du premier semestre 2013. Cette substitution est initialement justifiée par le remboursement d’une série de prêts complexes consentis par les sociétés de Gertler à la Gécamines entre décembre 2012 et janvier 2015 », indique le rapport du CNPAV.

Pourquoi une attention particulière sur Dan Gertler !

Pour Jean-Claude Mputu, le contrôle citoyen de la société civile envers Dan Gertler est justifié par le fait qu’il contrôle depuis plus de 20 ans le secteur minier congolais, première source des revenus de la RDC.

« Le CNPAV ne s’acharne pas sur Dan Gertler. Nous dénonçons beaucoup des choses. Nous réclamons notamment la publication de tous les contrats dans les secteurs que ça soit dans le secteur minier ou celui de la gouvernance. Il y a notamment le contrat des passeports dont nous exigeons sa publication. Nous avons aussi réclamé la publication du contrat sur le RAM avec l’ARPTC et la société 5C Energy. Dan Gertler est un problème spécifique au Congo parce que personne au Congo sur les 20 dernières années n’a influé autant sur le secteur minier qui est la première source des revenus de la RDC. A lui, tout seul, il a fait perdre à la RDC plus de 2 milliards de USD, la moitié du budget de l’Etat. C’est énorme », a-t-il expliqué.

A l’en croire, « Dan Gertler n’est pas un investisseur. Il a gagné de l’argent parce qu’il sert des relais entre les multinationales et le Gouvernement congolais. Il est en fait, le complice des autorités pour vendre les actifs de l’Etat ».

Le porte-parole du CNPAV a aussi formulé quelques recommandations aux autorités compétentes. Il voudrait bien que soit diligenté un audit administratif pour aboutir à l’annulation de tous les « contrats illégaux » au bénéfice de Dan Gertler.

« Premièrement, les recommandations sont adressées aux autorités exécutives, le président de la République, les ministres des Mines et du Portefeuilles qui ont la responsabilité sur les actifs de la Gécamines. C’est à eux d’auditer un audit administratif pour annuler tous les contrats illégaux pour permettre à l’Etat de récupérer ses moyens. Deuxièmement, le parlement à son tour doit instituer une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur toutes ces affaires, avec les déclarations d’Albert Yuma, qui sèment le trouble au sein de l’opinion. Troisièmement, c’est à la société civile y compris les médias de dénoncer la corruption », propose-t-il

Actualité.cd/IN
[14/05 à 12:47] Impact News Molende: Débâcle de Bukanga Lonzo : triomphalisme de l’IGF, agitations de Matata Ponyo et le silence du parquet!

Depuis l’annonce par l’Inspection générale des finances (IGF) de l’ouverture probable d’un procès relatif à la gestion des fonds publics du Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo dans la province du Kwango, des voix ne cessent de s’élever.

Curieusement, l’IGF (inspection générale des finances) censée travailler en toute discrétion, multiplie des déclarations à tort ou à raison, alertant les potentiels prévenus sur le danger qui les attend.

Identifié officieusement comme auteur intellectuel de la débâcle, Augustin Matata Ponyo, Premier ministre au moment des faits, ne s’avoue pas non plus vaincu d’avance. Imitant l’IGF, il s’organise à son tour par médias interposés, pour manipuler l’opinion publique concernant une affaire qui n’en est pas encore une, étant donné qu’à ce jour, rien d’officiel n’identifie Matata Ponyo comme partie au procès.

« Tous les voleurs en cravate qui se cachent au Sénat et à l’Assemblée nationale seront bientôt démasqués et mis à la disposition du parquet afin qu’ils répondent de leurs actes », menaçait l’inspecteur chef de service de l’IGF, Jules Alingete.

Des politiques mécontents

Le premier à réagir face à ce qu’il a qualifié d’injures, le sénateur José Makila Sumanda (plusieurs fois ministre et directeur d’entreprises publiques) a estimé que Jules Alingete devait fournir des explications au Parlement pour avoir manqué du respect aux élus. Ce qui n’a jamais été fait.

Mécontent du comportement de l’Inspecteur général, chef de service de l’IGF, Jules Alingete qu’il accuse d’avoir une couleur politique, Matata Ponyo est sur la défensive et fustige le comportement d’un Inspecteur général des finances « qui s’acharne sur sa personne parce que sous traité par des politiques », dans le but de noircir son casier judiciaire pour des intérêts politiques.

Coincidence, des libres penseurs sortis de l’on ne sait où s’affichent sur la toile, des tribunes pillulent sur les réseaux sociaux, médias en ligne comme médias traditionnels.

Pas plus tard qu’il y a quelques heures, un certain Robert Djanya ya Djanya a écrit une tribune intitulée « tout un congrès pour lever les immunités d’un sénateur ».

Au cours d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, il y a quelques mois, Matata Ponyo qualifiait le rapport de l’IGF sur la débâcle de Bukanga Lonzo d’un truc rempli de consonances politiques. Pour l’homme à la cravate rouge, il n’est pas normal qu’après des enquêtes « sérieuses » sur l’échec d’un si important projet qu’est Bukanga lonzo, un haut responsable de l’IGF organise des sorties médiatiques pour pouvoir vilipender gratuitement des individus. « Si détournement de fonds il y a, il est important que l’objectivité soit de mise », prêchait Matata Ponyo.

Dans une déclaration faite il y a quelques jours à travers son compte Twitter, Augustin Matata Ponyo dénonce des mains politiques dans la démarche de la justice.

« De Conakry où je me trouve au service de l’Afrique, j’ai décidé d’écourter mon séjour de travail et de rentrer à Kinshasa pour faire face à une justice politiquement instrumentalisée. Je suis fier d’avoir servi mon pays dans la transparence, et je crois en la force de la vérité », a déclaré Augustin Matata Ponyo.

Le parquet toujours discret

Dans toutes ces chamailleries, les autorités judiciaires affichent un comportement responsable. L’organe de la loi qui aurait deja initié l’enquête pré-juridictionnelle au sujet de la gestion des fonds alloués au projet Bukanga Lonzo après le dépôt du rapport d’enquête de l’IGF aurait déposé une correspondance au bureau du Sénat, sollicitant la levée d’immunités d’un certain nombre d’élus soupçonnés d’avoir dilapidé les fonds publics.

« L’Officier du ministère public peut faire citer devant lui toute personne dont il estime l’audition nécessaire. La personne régulièrement citée est tenue de comparaitre et de satisfaire à la citation. Sont dispensées de témoigner, les personnes qui sont dépositaires par état ou par profession des secrets qu’on leur confie », dispose l’article 17 du Code de procédure pénale de la République démocratique du Congo.

Pour rappel, Bukanga lonzo est un méga projet agro-industriel initié par l’Etat congolais, dans le but de favoriser entre autres l’autosuffisance alimentaire. Dans sa mise en œuvre, des fonds publics d’une valeur de 80 millions de dollars américains ou presque ont été détournés, selon les chiffres rendus publics par les services de l’Inspection générale des finances.

Dans un rapport établi à l’issue d’un audit relatif aux fonds alloués au projet et qui a fuité depuis quelques mois, l’IGF identifie un groupe de personnes ayant assumé des hautes fonctions de l’Etat, notamment Augustin Matata Ponyo (ancien Premier ministre) comme auteur présumé de ces détournements de fonds publics. Et depuis, une forte agitation s’observe dans le chef de certains politiques. Certaines sources indiquent qu’à ce jour, les enquêtes du parquet sont déjà à terme et l’ouverture  du procès n’est qu’une question de quelques jours.

IN

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