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Si je pouvais souffler à l’oreille de Félix Tshisekedi!·      Apostrophe de Molende MUTEBA

Il a incarné l’espoir pour le peuple congolais meurtri et appauvri par les régimes pernicieux qui ont dirigé le Congo Kinshasa. Fils d’un grand opposant historique de la République démocratique du Congo. Son père a tenu face à Mobutu qui se croyait atteindre une dimension divine.

Celui qui par le hochement de tête ou par posture hautaine faisait affoler bien nombre de citoyens zaïrois (ancienne appellation des congolais à l’époque où le pays s’appelait Zaïre (Ndlr), s’est heurté à l’opposition farouche d’Étienne Tshisekedi Wamulumba. Il a accepté les humiliations, relégation et emprisonnement pour la cause noble, jugeait-il.

Pour rien au monde il pouvait compromettre sa vision. Le pouvoir pour le pouvoir ne l’a jamais séduit. En témoignage de la vie politique du sphinx de Limete (appellation propre aux partisans et alliés de l’UDPS, Ndlr), décédé le 01 février 2017, Collette Brackman journaliste du Journal le Soir déclare: « nous n’avons jamais compris le but que poursuivait Étienne Tshisekedi.  Les occasions ont été présentées à mainte reprise pour qu’il prenne le règne du Congo, mais il n’adhérait guère au schéma proposé ».

Le pouvoir pour le pouvoir, c’est la carte que les impérialistes occidentaux lui présentaient. Foncièrement déterminé, il ne voyait pas la part considérable du peuple pour qui il se battait. Le slogan « le peuple d’abord » résume fondamentalement son idéal et sa vision pour le grand Congo.

Le Congo où le peuple serait au centre de toute action politique, où leurs intérêts ne seront jamais marchandés, c’est le Congo qu’Étienne Tshisekedi rêvait de diriger.

Parce que l’homme n’est maître de sa vie, il a plus à Dieu de le rappeler au près de Lui pour se reposer dans la félicité céleste. Tel père tel fils, Félix Tshisekedi, fils biologique de Tshisekedi Wa Mulumba, suivant les traces de son père, s’est retrouvé à la commande de la RDC après la présidentielle de 2018. 

Inspiré par son père, Félix-Antoine Tshisekedi aussitôt élu, dévoile sa vision de gouvernance. Sans surprise, il récupère le crédo de son père: « le peuple d’abord ». 

Pragmatisme oblige, face à une évidence légale, Tshisekedi qui n’avait pas la majorité parlementaire, était contraint de conjuguer avec le Front Commun pour le Congo, FCC, qui détenait cette majorité. Une coalition caractérisée par l’hypocrisie et le blocage ! 

Chaque chose ayant son temps dit le Roi Salomon, le Président de la République s’est malgré tout décidé de la rupture de cette coalition. Aujourd’hui seul maître à bord de l’Union Sacrée, Félix Tshisekedi veut rattraper les deux ans naïvement perdus.

Bien qu’il soit sorti de  l’emprise de l’accord FCC-CACH, le Président Tshisekedi y a laissé des plumes.

Si je pouvais souffler à son oreille, je l’aurais dit ce que j’estime salvateur pour son peuple et pour sa propre carrière politique.

Pour son peuple et pour sa propre carrière politique

Si je pouvais souffler à l’oreille du Président Tshisekedi, je l’aurais dit qu’il ne vallait pas la peine, dans un pays voulu émergent à l’horizon 2023, d’accorder la quasi-totalité des marchés dans le projet 100 jours aux entreprises étrangères, et surtout financé entièrement par le Gouvernement Congolais. Lui qui milite pour l’expansion  des millionnaires congolais et de la classe moyenne, devrait accorder ces marchés aux autochtones. Une manière tacite pour lui de soutenir sa propre vision. Si je pouvais souffler à son oreille!

Si je le pouvais, je l’aurais déconseillé de placer les saute-de-moutons sur les chaussées de la capitale. Il est bien clair aujourd’hui que ces ouvrages n’ont pas résolu le problème  des embouteillages à Kinshasa. Plus de 53 millions de dollars américains jetés. Cette somme colossale pouvait bien permettre de construire plus de 53 kilomètres des routes secondaires à Kinshasa. Sans doute, cela pouvait décongestionner les grandes artères principales de la ville province de Kinshasa.

Aussi, je l’aurais déconseillé de ne pas emboîter de fois les pas de Joseph Kabila. Aujourd’hui, ses partisans justifient toute déroute, faute ou décision contestable  par la jurisprudence Kabilienne. Pourquoi prendre Kabila pour modèle ou exemple de lors qu’il a été vomi par la quasi-totalité de congolais ?

Félix Tshisekedi est là pour inaugurer et donner le go de presque à toute réalisation publique. A l’époque de Kabila, on le lui reprochait. Selon bien nombre d’observateurs, il était de peu d’importance qu’un Président puisse inaugurer les hôpitaux tout comme les écoles. D’aucuns ne pensaient qu’il pouvait laisser ces cérémonies aux soins des Ministres sectoriels ou aux Bourgmestres des communes les abritants. Si je le pouvais, je l’aurais fait comprendre qu’à chaque fois qu’il prend part à ces cérémonies solennelles, il occasionne les embouteillages car plusieurs artères, pour raison de sa sécurité, restent bloquées. 

Mon Président de la République, si vraiment je le pouvais, je vous aurais demandé de vous résigner de faire des promesses qui vraisemblablement se trouvent être fallacieuses et utopiques. La promesse d’aller s’installer à l’Est du pays, de faire la République démocratique du Congo l’Allemagne n’avaient pas sa raison d’être. Cela vous discrédite! Si au fond de vous vous projetez une réalisation quelconque, laissez le peuple la découvrir quand tout sera prêt, que de promettre à tout moment. Votre Honneur, nous ne sommes pas à la campagne électorale.

Mon cher Président bien-aimé, j’aurais souhaité avoir cette possibilité ! Si j’en avais vraiment, je vous aurais fait comprendre que décréter la gratuité de l’enseignement à la première année de votre mandat était une décision peu réfléchi, passez-moi le terme. Vous êtes politique, vous le savez.

Imaginez un peu, Monsieur le Président, l’adhésion populaire et les côtes électorales que vous auriez dans l’opinion si les trois premières années de votre mandat vous les aurez consacré aux études de faisabilité, à la recherche des fonds et à la construction des écoles, et qu’à l’année scolaire 2022-2023 vous décrétiez cette gratuité? Ce serait une garantie de victoire aux élections de 2023 du fait de l’effervescence que cela aurait créé. Parce que les études minutieuses seraient menées, nous n’aurions pas dû assister aux problèmes de la pléthore d’élèves, qui par ricochet entache à la qualité de l’enseignement et aux grèves des enseignants non payés et nouvelles unités.

Pour ceci, je sais que vous n’y êtes pour rien directement. Mais parce que ce sont les vôtres qui se pointent, cela vous concerne implicitement. Cher Président, c’est vraiment aberrant aujourd’hui, pour le parti politique qui a porté votre candidature en 2018, nous citons l’UDPS et certains de vos alliés, de s’apprendre à l’Eglise Catholique. Cela frise de l’ingratitude. 

Qui ne sait pas que cette confession religieuse a payé un lourd tribut pour avoir le départ de Kabila et à la tenue des élections en 2018? Nous ne sommes pas amnésiques. Nous savons que dans une période donnée, Kabila avait asphyxié toute l’opposition congolaise. Pour que la rue puisse vibrer, il a fallu que cette Église  s’élève. Vous connaissez au moins la scène de la mort de Thérèse Deshad Kapangala, l’aspirante religieuse. Elle n’avait que faire avec la quête du pouvoir mondain. Elle s’était donnée à Dieu pour son service. Mais pour l’amour et la recherche de la stabilité du Congo par les voies des votes, elle trépassa. Monsieur le Président, veuillez décevoir tous ces gens. Jusqu’à preuve du contraire, nous savons que vous êtes respectueux de la loi.

 J’ai tellement beaucoup à vous dire, si jamais je le pouvais! 

Vous me faites peur, Monsieur le Chef de l’État. A chaque fois je pense à la série policière « Tyran », je crains que vous puissiez devenir méconnaissable. Et que toutes les valeurs que vous pronez soient classées dans les tiroirs du Palais de la nation où de la cité de l’OUA. 

Monsieur le Président, Commandant suprême des forces armées, si l’occasion m’était donnée, je vous aurais dit au-delà de ce que j’ai couché sur ce papier!

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