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Tout savoir sur le processus menant à la maison Blanche

La Présidentielle américaine, un rendez-vous mondiale:

Ce mardi 03 novembre 2020 dernier, les américains de tout bord se sont rendus dans les bureaux de vote pour répondre à une obligation constitutionnelle qui est le vote. Dans un contexte particulier où le Covid-19 frappe de plein fouet tous les États de cette puissance mondiale, les électeurs se sont donnés rendez-vous pour élire le prochain Président qui aura la charge de conduire leur destin. Les élections qui ont donné pour vainqueur Joe Biden. Au-delà de la question électorale engageant les américains seuls, sur le plan diplomatique, cette bataille concernait toute la planète entière. Dans la recherche de la quiétude internationale, l’Organisation des Nations Unies, quoi qu’elle ne se soit prononcée sur un candidat au détriment d’un autre, pour sa bonne politique, elle avait une préférence. La politique étrangère menée par Donald Trump ne l’a pas arrangée durant tout son mandat.

Partisan d’une grandeur perdue, Donald Trump l’est aussi, au travers de l’autre slogan, « America First », d’une absolue primauté américaine. À peine élu, il a démontré, à la surprise générale, qu’il n’entendait aucunement respecter les engagements pris par son prédécesseur, rompant avec la règle qui prévaut de la continuité de l’État, et qu’aucune relation, fût-elle ancienne et privilégiée, ne devait échapper à un révisionnisme obsidional. Il n’a pas hésité ainsi à déclarer l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), dont on célèbre les 70 ans, « obsolète ».

Donald Trump fait fi de toutes les règles de la bienséance diplomatique.

Si en la matière, pour des raisons évidentes de sécurité internationale, Donald Trump s’est contenté de mots, il est passé à l’acte dans d’autres domaines. Il a décidé le retrait des États-Unis du Partenariat transpacifique – ou Traité de libre-échange transpacifique (TPP) –, de l’accord de Paris sur le climat (COP 21), de celui de Vienne sur le nucléaire iranien ou encore de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Il n’a pas hésité non plus, foulant aux pieds les résolutions de l’ONU et hypothéquant un éventuel plan de paix, à transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

En Asie, après avoir menacé de détruire la Corée du Nord et s’être lancé avec Kim Jung-un dans un duel de tweets injurieux, il a accepté de rencontrer le dictateur nord-coréen pour négocier la pacification de la péninsule coréenne. Obsédé par la concurrence industrielle chinoise mais aussi par le flot des voitures allemandes qui circulent dans les rues de New York, il a engagé des bras de fer commerciaux tous azimuts, ciblant certes la Chine mais aussi l’Union européenne et ses partenaires de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Ce dernier traité, qu’il avait promis de « mettre en pièces », a finalement été renégocié, rebaptisé pour en exclure le terme de « libre-échange », mais reconduit. Quant au mur entre les États-Unis et le Mexique, mesure phare promise par le candidat républicain pour bloquer les flux migratoires en provenance du Sud, il n’existe encore qu’à l’état de barrière témoin.

Impulsif et iconoclaste, Donald Trump fait fi de toutes les règles de la bienséance diplomatique. Toutefois, derrière le masque et la rhétorique théâtrale, sa politique est moins révolutionnaire qu’elle ne prétend l’être.

Quoiqu’inexpérimenté et peu à l’écoute de ses conseillers, facilement congédiés, le Président ne gouverne pas seul et son action politique plonge ses racines dans l’histoire des États-Unis. Comme, voilà deux siècles, le secrétaire du Trésor Alexander Hamilton surnommé « le Grand Colbert », Donald Trump est un adepte du mercantilisme et ne croit pas, en matière de commerce, au jeu à somme positive.

 Il voit, dans le protectionnisme et l’isolationnisme, la seule voie pour défendre les intérêts américains.

Eu égard ce qui précède, sachant que le choix d’un Président Américain impacte directement dans la politique internationale d’une part, et à la stabilité mondiale d’une autre, il s’avère impérieux que tous les pays du monde s’y intéressent. La République Démocratique du Congo pays qui depuis la nuit de temps a toujours été en coopération avec les USA a aussi  intérêt de suivre de près ce qui se passe de l’autre côté. Notre rédaction s’est penchée sur les contours de l’élection d’un Président Américain.

Les contours de l’élection présidentielle aux USA

L’élection du Président des États-Unis relève d’un processus bien huilé, réglé au jour près et qui se renouvelle tous les quatre ans. Même si plusieurs partis se présentent, seuls deux dominent : les partis républicain et démocrate. Comment le scrutin américain fonctionne-t-il? Mode d’emploi. Le nom du prochain Président des États-Unis est connu après le vote des grands électeurs qui se déroule en général au mois de novembre. Puis, il sera investi le 20 janvier de l’année suivante, lors de l’Inauguration Day. Le chef dÉtat américain est désigné au suffrage universel indirect après de nombreuses étapes électorales suivant un calendrier bien précis.

Conventions nationales

Lors de primaires et de caucus au niveau local, des délégués sont élus pour assister aux conventions nationales des deux principaux partis du pays: les Républicains et les Démocrates. Au terme de ces conventions, une élection permet de désigner le « ticket » vainqueur de chaque parti, c’est-à-dire le duo formé par le candidat et son colistier, pour les fonctions de Président et Vice-président. Cette année, le ticket démocrate est composé de Joe Biden et de Kamala Harris. Donald Trump et Mike Pence forment le ticket conservateur.

Campagne électorale

Elle débute le premier week-end de septembre, précédant le scrutin. A coup de publicités, clips vidéo, rassemblements et déplacements, les candidats tentent de convaincre leur électorat et n’hésitent pas à attaquer directement leurs ennemis. Par exemple, lors de l’élection de 2016, Hillary Clinton est parvenue à lever des fonds démesurés pour financer sa campagne creusant l’écart avec le richissime homme d’affaires Donald Trump. Cet argent provient en majeure partie de fonds privés.

Le mode de scrutin

Les citoyens américains élisent leur président au suffrage universel indirect. Le premier mardi de novembre, les électeurs votent dans chaque État pour choisir leurs grands électeurs. Le choix de ce jour précis a été fait en foanction des préoccupations passées des Américains. Vivant dans un environnement davantage rural, il leur fallait plus de temps pour rejoindre les villes. Pour ne pas partir le dimanche, jour chômé et de prières, ils quittaient leur ville le lundi pour arriver le mardi sur les lieux de vote.

Tous les électeurs américains ne votent pas toujours en même temps.     A cause de la rigidité du calendrier électoral qui impose une date de scrutin en semaine, certains États organisent des votes anticipés et mobilisent ainsi les votants qui travaillent. L’élection se joue vraiment dans les « swing states » ou États clés qui peuvent faire basculer le scrutin. Leurs électorats sont parfois moins marqués.

Grands électeurs

Lors de ce scrutin qui désigne les grands électeurs, la liste arrivée en tête rafle toutes les voix de lÉtat. Le nombre de grands électeurs dont dispose chacun des cinquante États correspond au nombre d’élus au Congrès de Washington : soit deux sénateurs et un nombre de députés proportionnel au nombre d’habitants de lÉtat. Les grands électeurs sont donc 538 dans tout le pays. Ils forment le collège électoral qui se chargera d’élire le Président.

Lors de ce vote du mois de novembre, les Américains ne se déplacent pas seulement pour choisir leurs grands électeurs mais aussi un nouveau gouverneur, leurs représentants au Sénat notamment. Même si les citoyens américains n’élisent pas directement leur Président, le choix des grands électeurs est déjà déterminant quant à l’issue du scrutin.

Le vote du collège électoral

Le premier lundi qui suit le deuxième mercredi de décembre, cest au tour des grands électeurs de voter directement pour le Président. Le dépouillement de leur vote aura lieu quinze jours plus tard au Sénat à Washington. Cest à cette date que le candidat vainqueur est déclaré à condition qu’il remporte au moins 270 voix de grands électeurs sur les 538. Le Président et le Vice-président sont officiellement nommés. Le Président élu fait ensuite son discours d’investiture devant le capitole une main sur la Bible, le 20 janvier à midi lors de lInauguration Day

Molende MUTEBA

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