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Willy Bakonga, cerveau moteur du sabotage de la gratuité de l’enseignement!

L’effectivité de la gratuité de l’enseignement en République démocratique du Congo a permis d’une part à plus de quatre millions d’enfants de retrouver le chemin de l’école et d’ autre part, aux parents de faire les économies. Une disposition constitutionnelle qui était jetée dans les oubliettes depuis plusieurs lustres. 

Lors de la campagne électorale de la présidentielle de décembre 2018, l’actuel Président de la République Félix Tshisekedi avait promis d’appliquer cette disposition constitutionnelle aussitôt élu. La présidentielle du 30 décembre 2018 l’a plébiscité comme vainqueur devant Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadari candidat du Front Commun pour le Congo, FCC. 

Investi le 24 janvier 2019, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo n’a pas attendu longtemps pour réaliser cette promesse de la gratuité de l’enseignement. Au mois d’août 2019, contre toute attente, le Chef de l’État annonce  l’effectivité de cette gratuité.  Outre le fait qu’elle ait permis la récupération des enfants en rupture  scolaire, cette même gratuité a connu aussi de l’impact au niveau de l’enveloppe salariale des enseignants. Eux qui touchaient moins de deux cents mille francs congolais le mois, ils ont constaté, pour les moins gradés,  une augmentation de plus de quatre-vingts pourcent (80%) de leur salaire. Une aubaine pour tous les Congolais. 

Pour parvenir à cette effectivité de la gratuité de l’enseignement de base, le Président Félix Tshisekedi a tendu les mains aux  partenaires extérieurs plus particulièrement à la Banque Mondiale et les Fonds Monétaire International, FMI. Il est judicieusement connu que ces Institutions de « braetenwood » sont fondamentalement exigeantes. Les conditions qu’elles posent comme préalables sont également contraignantes. Voulant donner la chance à tous les Congolais de réussir leur vie et de s’épanouir, sachant que cela passe naturellement par l’éducation, ensemble avec le Gouvernement, le Chef de l’État a fini par avoir l’assurance du soutien de ces Institutions financières. Une relation qui était rompue suite à l’opacité dans le contrat minier à l’époque de Joseph Kabila, dorénavant renouée. Promesse faite, financement de la gratuité de l’enseignement.

Malheureusement, il y a bien de gens qui foncièrement étaient contre cette gratuité. Ils l’ont combattue dès la première année pour leurs intérêts politiciens et égoïstes. Les responsables des écoles catholiques n’ont pas caché leur méchanceté et mécontentement.

Parce qu’ils étaient bénéficiaires de la prise en charge de la scolarité par les parents, ils multiplient les surenchères, question de saboter cette vision du Président de la République du reste constitutionnelle. 

Les enseignants non payés prises en charge

Plus de dix ans durant, près de 100 milles enseignants demeuraient impayer. Ils vivaient grâce à la prise en charge des parents d’élèves. L’effectivité de la gratuité les avaient considérablement affectés. C’est  au mois de janvier 2020 que leur situation a été décantée. Une satisfaction totale!

Cependant, une autre catégorie d’enseignants n’étaient pas toujours pris en charge, les Nouvelles Unités, N.U. 
Tout a été fait pour qu’au deuxième trimestre de l’année 2020 qu’ils soient aussi payés comme leurs collègues. Malheureusement la crise sanitaire due au Covid-19 a mis ambrale l’économie de la RDC tout comme celle des grandes puissances mondiales. Impossible de réaliser cette promesse dans le délai. Quoi que la situation soit dramatique, les efforts ont été fournis pour que ces derniers rentrent dans leur droit le plus légitime. Au mois de septembre 2020, 58 milles enseignants Nouvelles Unités sont payés. 

Le SYECO et le SYNECAT alertent

A ce stade, les syndicats des enseignants, le SYECO et le SYNECAT entrent en lice. Ils dénoncent la mécanisation et le paiement des écoles fictives. Les vrais enseignants Non-payés et Nouvelles Unités ne sont pas toujours payés. Tout ce que le Gouvernement a déboursé aux mois de septembre 2019, janvier 2020 et septembre 2020 a plus servie au paiement des agents fictifs. Une preuve irréfutable de la méchanceté et de la malhonnêteté des autorités de ce secteur. 

IGF se saisie du dossier

Les déclarations de la magouille au sein de l’EPST ont atteint les bureaux de l’Inspecton Générale des Finances, IGF.  Dans sa mission de veiller  à  l’utilisation et aux dépenses rationnelles des fonds publics, l’IGF s’est  saisie du dossier et a mené les enquêtes durant plus d’une semaine à la fin de l’année 2020.

Il ressort de ces enquêtes que plus de 12.000 écoles fictives ont été créées, mécanisées et payées. Plus de 62 milliards de francs congolais ont été détournés. L’argent décaissé pour le paiement des enseignants ont servi à autres choses. A cela s’ajoute la dilapidation de 1.5 millions de $ alloués par le Gouvernement pour la désinfection des écoles en perspective de la rentrée scolaire du mois d’octobre 2020. 

Selon le même rapport de l’IGF, 5 personnes sont incriminées dont 1 ayant les immunités. En représailles, la justice a mis la main sur 2 de ces 5 personnes incriminées. Il s’agit de l’Inspecteur Principal de l’EPST ainsi que du Directeur du SECOPE. 
Les concernants, la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a condamné à 20 ans de travaux forcés. Michel Djamba Kahombe et Delphin Delon Kampay, respectivement Inspecteur général de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST) et Directeur général du Service de contrôle et de la paie des enseignants (SECOPE), pour détournement des fonds alloués à la gratuité de l’enseignement de base.

Cette condamnation a  été faite au cours d’une audience foraine du prononcé, tenue au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), dans l’affaire ministère public/partie civile RDC contre les prévenus précités accusés se détournement de deniers publics.

Willy Bakonga, le saboteur de la gratuité

A la tête du Ministère de l’EPST du premier Gouvernement de Félix Tshisekedi, Willy Bakonga était considéré comme la pièce maîtresse de la concrétisation de ce grand défi  éducationnel. Avec  plusieurs collaborateurs et services, il était de la responsabilité de Bakonga de traduire en acte la volonté du Chef de l’État de permettre aux enfants en rupture scolaire d’avoir l’égalité de chance comme le stipule la Constitution congolaise.

Malheureusement, celui à qui le Chef avait placé toute sa confiance l’a trahi. Tout commence avec le gonflement des effectifs des Nouvelles Unités des bureaux gestionnaires au moi de février 2020. C’était une stratégie maligne de sa part pour placer les siens et consorts dans le service public. Ce qui a fait passer les effectifs des N.U d’une centaine de milliers à plus de 350 mille. 

Le théâtre n’était pas seulement celui du gonflement des effectifs, mais aussi du détournement des fonds alloués à la gratuité de l’enseignement de base. Après l’arrestation du Directeur du SECOPE et de l’Inspecteur général de l’EPST, comme l’avait promis l’Inspecteur général des finances chef des services Jules Alingete, l’ex-Ministre de l’enseignement Bakonga a été convoqué le vendredi 16 avril à la Cour de Cassation. C’est le mardi 20 avril que la nouvelle de son arrestation à la République du Congo est tombée à Kinshasa. Cette fuite en avance prouve à suffisance que c’est Bakonga qui est le cerveau moteur des détournements des fonds alloués à la gratuité de l’enseignement de base. Promoteur d’écoles, son agir tordu démontre que depuis longtemps, il a été derrière l’argent et ne se souciait guère de la la formation des enfants. 

Par ailleurs, cette séquence prouve également à suffisance combien les commis à la fonction publique se sont amusés des fonds publiques. Willy Bakonga, est vraiment le principal saboteur de la gratuité.

C’est alors évident d’affirmer que la gratuité de l’enseignement de base est avant tout combattue par ceux-là censés d’accompagner le Chef de l’État et de veuiller à son effectivité. 

l’État de droit que désirent les congolais, devra s’appliquer à tout individu ayant enfreint  la loi. Les incriminés du rapport de l’Inspection Générale des Finances ne devront pas seulement purger la peine relative à leur forfait comme c’est le cas du Directeur du SECOPE et l’Inspecteur général de l’EPST, mais également rembourser au trésor public tout ce qu’ils ont pu détourner.

Etant donné que certaines autorités du pays n’ont pas la culture du respect du patrimoine commun et des finances publiques,  Le Président de la République en sa qualité de Magistrat suprême, devra prendre des mesures drastiques en ce qui concerne les détournements des fonds publics.

 Il sera préférable que tout celui qui est plongé dans la magouille et le  détournement des deniers publics, outre le fait d’écoper une sanction pénale, qu’il rembourse d’une manière ou d’une autre ce dont pourquoi il est poursuivi. La justice congolaise devra cesser d’être trop large envers les « criminels économiques ». La sanction pénale, seule, ne suffira pas dès lors que le réfractaire saurait que son butin est à l’abri. 

Molende MUTEBA

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