RDC : le Procureur Général lance une offensive judiciaire contre la désinformation liée à la guerre

Alors que la République démocratique du Congo fait face à une agression persistante et à une situation sécuritaire particulièrement sensible, les autorités judiciaires haussent le ton contre la propagation de fausses informations susceptibles de fragiliser l’effort de guerre national.

Dans un communiqué officiel, le Procureur Général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a annoncé l’ouverture imminente de poursuites contre les auteurs et relais de fausses nouvelles concernant les positions et opérations des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ces informations mensongères, largement diffusées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, sont jugées dangereuses pour la sécurité nationale.

Le chef du ministère public souligne que ces rumeurs, souvent propagées dans un contexte de guerre imposée au pays par le Rwanda et ses supplétifs, visent à semer la panique au sein de la population et à démoraliser les forces loyalistes engagées sur les différents fronts. Une situation que les autorités qualifient de manœuvre hostile, menée aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur du pays par les ennemis de la Nation.

Face à cette menace informationnelle, le Parquet Général instruit tous les officiers de police judiciaire et les magistrats du ministère public de procéder à l’identification, à l’arrestation et à la poursuite judiciaire de toute personne impliquée dans la diffusion de ces fausses informations. Les auteurs, co-auteurs et complices seront appelés à répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.

Le Procureur Général insiste par ailleurs sur la célérité dans le traitement de ces dossiers, en recourant notamment à la procédure de flagrance, conformément aux lois et règlements en vigueur en République démocratique du Congo.

À travers cette mise en garde ferme, les autorités judiciaires entendent protéger l’intégrité du territoire national, préserver le moral des troupes et rappeler à tous que la désinformation en temps de guerre constitue une infraction grave, passible de sanctions exemplaires.

DIKA