Le Front Démocratique de Libération du Rwanda (FDLR) a rendu public, ce 17 décembre 2025, un communiqué de presse dans lequel il lance une alerte préventive concernant de présumées menaces de déstabilisation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon ce mouvement, le gouvernement rwandais préparerait une série d’attaques sur son propre territoire, destinées à être imputées aux FDLR.

Dans ce document, adressé notamment aux gouvernements de la RDC, du Burundi et des États-Unis d’Amérique, les FDLR affirment que ces attaques viseraient à ternir délibérément leur image et à construire un narratif de menace artificielle. L’objectif final, selon eux, serait de justifier la présence militaire rwandaise jugée illégale dans l’Est de la RDC.
Le communiqué indique que les auteurs présumés de ces attaques seraient de jeunes éléments récemment recrutés par Kigali, issus du mouvement mais détachés des FDLR à la suite de manipulations, de pressions et d’un endoctrinement ciblé. Ces recrues auraient été attirées par des promesses de retour sécurisé au Rwanda, ainsi que par l’attribution de fonctions et de positions stratégiques au sein du pays.
Les FDLR évoquent également les récentes attaques perpétrées sur le territoire de Walikale, qu’ils attribuent à un commandement militaire rwandais. Ces événements constitueraient, selon le mouvement, la première phase d’une opération planifiée, dont la seconde phase devrait se dérouler directement sur le territoire rwandais.
Par ailleurs, les FDLR réitèrent leur position officielle en affirmant qu’ils demeurent attachés à un retour au Rwanda dans le cadre d’un dialogue inter-rwandais inclusif et pacifique. Ils assurent n’avoir aucune intention d’attaquer la RDC ni aucun autre État, malgré ce qu’ils qualifient de tentatives répétées de forces hostiles visant à provoquer une confrontation armée.
Le mouvement déplore en outre être systématiquement bloqué dans ses tentatives d’atteindre les centres de la MONUSCO, malgré une démarche qu’il présente comme fondée sur la transparence, la protection des civils et la désescalade des tensions.
Face à ce qu’ils décrivent comme la gravité de la situation, les FDLR appellent à une vigilance immédiate, à une action responsable et à une implication urgente des acteurs nationaux et internationaux concernés, afin de prévenir une escalade qu’ils estiment artificielle et délibérément provoquée.
Le communiqué se conclut par un appel à l’alerte et à la responsabilité collective, réaffirmant la détermination du mouvement à défendre sa cause par des moyens qu’il dit pacifiques.
DIKA