Les embouteillages et la hausse du tarif de transport en commun ont été observés au cours de la semaine d’avant la fête de Noël perturbant ainsi le trafic à travers les artères desservant le centre-ville à partir de l’Est et Ouest de Kinshasa et vice-versa, a constaté le reporter d’ «IMPACT NEWS» au cours d’une ronde effectuée ce mercredi 24 décembre 2025 dans la capitale.
Chaque fin d’année, la ville-province de Kinshasa fait face à de multiples défis socioéconomiques qui imposent une attitude inhabituelle aux habitants. Face aux réalités quotidiennes qui gangrènent la capitale, entre les embouteillages persistants et les coûts de transport fixés de manière arbitraire, la population kinoise s’engage dans une bataille jamais gagnée.
Routes en pleine réhabilitation et/ou en reconstruction : renforcer le dispositif sécuritaire pour une régulation efficace de la circulation devient une tâche complexe pour les usagers, selon Martin Trésor Betu, un passager rencontré sur un arrêt de bus à Limete par le reporter d’ «IMPACT NEWS».
« Je suis ici depuis 09 heures. Quitter ici sur l’arrêt de la 7ème rue jusqu’au quartier 1, le prix se discute à 1500FC. Donc, c’est trop cher. Comme chaque matin, nous payons souvent 1000FC jusqu’à Kingasani. Mais payer 1500FC pour l’arrêt quartier 1, puis 1000FC jusqu’à Kingasani, ce qui fera 2500FC depuis Limete, c’est trop cher. Nous demandons aux autorités surtout au Gouverneur Daniel Bumba de placer les agents pour le suivi dans ce secteur de transport, » a-t-il réagi.
Pour les chauffeurs de véhicules de transport en commun, les raisons évoquées pour justifier la hausse des prix du transport restent les mêmes en cette période.
« Trop d’embouteillages surtout pendant cette période de fête, vraiment les embouteillages nous prennent du temps. Avec les embouteillages, comment allons-nous réunir le montant de versement ? Voilà pourquoi nous augmentons le coût de transport sur les clients pour réunir le montant de versement, » a souligné Shikito, conducteur d’un mini-bus bien avant que son collègue Érick de taxi bus, exprime son indignation : « Que les policiers fassent bien leur travail au lieu d’être là pour quémander de l’argent, » a-t-il fait savoir.
Il faut souligner qu’au-delà des grands boulevards où l’afflux de véhicules est particulièrement important, les artères secondaires n’échappent pas à la congestion. Sur les avenues de l’Université, des Huileries et de Victoire, les piétons se faufilent entre les véhicules.
Pour garantir une meilleure fluidité de la circulation en cette période de festivités, les policiers sont appelés à bannir toute forme de tracasserie routière et à s’engager activement dans la lutte contre les embouteillages, souvent qualifiés de véritable cauchemar par les Kinois. De leur côté, les usagers sont également invités à faire preuve de civisme routier.
Édouard Tshiama Musasa