La République démocratique du Congo a officiellement marqué son entrée en fonction en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2026-2027, en réaffirmant sa volonté de jouer un rôle constructif et responsable dans la recherche de la paix et de la sécurité internationales.
Lors de la cérémonie d’installation des nouveaux membres élus, organisée vendredi à New York, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a porté la voix de la RDC devant la communauté internationale. Elle a souligné que ce mandat est exercé « avec une pleine conscience des responsabilités » qui accompagnent la confiance accordée au pays.
La diplomate congolaise a rappelé que la RDC siège pour la troisième fois au Conseil de sécurité, trente-cinq ans après sa dernière participation, insistant sur le fait que cette présence s’inscrit dans une continuité et non dans une démarche ponctuelle. Forte de son vécu marqué par des conflits armés, des processus de stabilisation et des efforts de reconstruction nationale, la RDC entend partager une expérience utile et réaliste au sein de l’organe onusien.
Ce mandat s’inscrit également dans la tradition multilatérale du pays, déjà engagé au sein de plusieurs instances internationales et régionales, notamment le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Deux axes prioritaires guideront l’action congolaise : la promotion de la paix et de la sécurité, ainsi que la prévention et la résolution des conflits.
La RDC souhaite par ailleurs contribuer activement aux débats sur l’avenir des opérations de maintien de la paix, rappelant qu’elle accueille depuis plus de deux décennies l’une des plus importantes missions des Nations unies. Pour Kinshasa, la paix durable reste indissociable de la justice, notamment à travers des mécanismes de justice transitionnelle inclusifs et adaptés aux réalités nationales.
La vice-ministre a également mis l’accent sur la nécessité de mieux articuler gouvernance, gestion des ressources naturelles et prévention des conflits, tout en soutenant des programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration conçus de manière globale et durable.
En assumant ce mandat, la RDC se dit investie d’un triple devoir : envers son peuple, envers le continent africain et envers l’ensemble de la communauté internationale. Elle s’est engagée à agir avec responsabilité, esprit de dialogue et respect des principes de la Charte des Nations unies, tout en collaborant étroitement avec les autres membres du Conseil pour favoriser des solutions durables aux crises mondiales.
DIKA