Barrick et Kibali Goldmines : quand l’exploitation minière s’aligne sur la protection de l’environnement et de la biodiversité

En marge de la translocation des rhinocéros blancs vers le parc national de la Garamba, une opération à forte portée écologique, Barrick Gold Corporation a réaffirmé son engagement en faveur de la conservation de la biodiversité et de la lutte contre le réchauffement climatique en République démocratique du Congo. Pour l’entreprise, ces actions s’inscrivent dans une vision globale de développement durable, intégrant performance industrielle, responsabilité environnementale et protection des écosystèmes.

Sur le site de Kibali Goldmines, cet engagement se matérialise notamment par des investissements majeurs dans les énergies renouvelables. La construction d’une centrale solaire de 16 MW vient renforcer un dispositif énergétique déjà dominé par l’hydroélectricité, grâce aux centrales d’Ambarau, d’Anzambi et de Nzoro 2. Cette combinaison énergétique permet aujourd’hui à Kibali de réduire considérablement sa dépendance aux combustibles fossiles et d’abaisser ses émissions de dioxyde de carbone, tout en assurant une production stable, y compris durant la saison sèche. Selon les responsables du site, cette configuration permet à la mine de fonctionner exclusivement à l’énergie renouvelable pendant une grande partie de l’année.

Au-delà de la production d’électricité, Kibali se distingue également par l’introduction de solutions technologiques innovantes dans ses opérations minières. L’utilisation de camions bennes électriques pour le transport des minerais illustre cette volonté de réduire l’empreinte carbone de la mine. Ces engins, adaptés aux conditions exigeantes du site, offrent une alternative crédible aux modèles diesel, avec des bénéfices notables en matière de sécurité, de qualité de l’air et de réduction des coûts opérationnels.

Parallèlement, la politique environnementale de Kibali repose sur un vaste programme de reboisement, mis en œuvre aussi bien à l’intérieur de la concession minière que dans les communautés riveraines, notamment sur les sites de réinstallation. Chaque année, des objectifs chiffrés sont fixés et régulièrement dépassés, traduisant une volonté affirmée de restaurer les espaces affectés par l’activité minière et de contribuer à la résilience écologique de la région.

La gestion des effluents industriels constitue un autre pilier de cette stratégie environnementale. Depuis le début de ses activités, Kibali a mis en place des bassins de rétention spécialement conçus pour contenir les résidus issus du traitement du minerai. Ces infrastructures, dotées de systèmes de protection avancés, font l’objet d’une surveillance géotechnique permanente afin de prévenir tout risque pour l’environnement et les populations locales. Des technologies de récupération et de réduction de la cyanure viennent renforcer ce dispositif, limitant ainsi l’impact des rejets sur les sols et les nappes phréatiques.

Dans le même esprit, des mesures spécifiques ont été prises pour protéger la faune autour des installations sensibles. Des dispositifs automatiques, complétés par des patrouilles humaines et des clôtures de sécurité, permettent d’éviter toute intrusion accidentelle d’animaux dans les zones à risque, confirmant la volonté de Kibali de concilier exploitation minière et préservation de la biodiversité.

Enfin, au cœur du dispositif opérationnel, des infrastructures stratégiques comme le Rompad jouent un rôle clé dans l’organisation et la sécurisation du circuit de traitement du minerai. Cette gestion structurée contribue à l’efficacité globale du site, tout en respectant les standards environnementaux et industriels internationaux.

A travers ces différentes initiatives, Kibali Goldmines s’affirme comme un modèle de « mine verte » en Afrique, démontrant qu’il est possible de concilier exploitation des ressources naturelles, innovation technologique et protection durable de l’environnement.

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