Le ministère de la Justice a enclenché une procédure judiciaire visant des agents du cabinet du ministre des Finances, Doudou Fwamba, à la suite d’allégations graves de corruption et de concussion au sein de la chaîne de la dépense publique.
Dans une correspondance officielle datée du 30 décembre 2025, le garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a demandé au procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir des poursuites contre plusieurs membres du cabinet ministériel concernés. Sont notamment cités des conseillers, chargés d’études, directeurs et chefs de services, soupçonnés d’avoir mis en place des mécanismes frauduleux à différents niveaux du processus budgétaire.
Les faits incriminés s’étendraient de l’engagement des dépenses à leur paiement effectif, en passant par l’ordonnancement. Selon les informations transmises à la justice, des commissions illégales pouvant atteindre 50 % auraient été exigées, provoquant le blocage de nombreux dossiers administratifs, notamment ceux relatifs aux indemnités de sortie et aux primes dues aux agents publics.
Ces pratiques présumées auraient également touché les avocats de l’État, contraints, d’après la même source, de verser jusqu’à 15 % du montant de leurs honoraires avant l’alignement de l’Ordre de paiement informatisé (OPI), condition préalable au décaissement.
Au regard de la gravité des accusations, le parquet près la Cour de cassation est appelé à diligenter des enquêtes et à engager des actions judiciaires contre les personnes mises en cause, conformément aux dispositions légales en vigueur. Cette initiative s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de renforcer la lutte contre la corruption et d’assainir la gestion des finances publiques.
DIKA