Une situation combien rocambolesque se déroule dans la ville de Tshikapa, Province du Kasaï. Des faits graves, troublants et inacceptables qui portent atteinte au fondement même de l’Etat de droit.
Le cri d’alarme est lancé par Maître Michelin Pungi, Avocat au Barreau du Kasaï qui a saisi la Rédaction de votre Journal pour dénoncer ces faits qui troublent la quiétude de plusieurs citoyens qui ont acquis leurs lopins de terreacquis au prix de leurs sueurs et qui se trouvent dépossédés dans une procédure cavalière.
En effet, sous couvert d’un projet financé par l’Union Européenne, le Parquet Général près la Cour d’Appel du Kasai/Tshikapa, a procédé à l’érection d’une clôture autour du Palais de justice de Tshikapa – Kamalenge, en empiétantillégalement sur plusieurs parcelles privées légalement enregistrées, sans expropriation, ni indemnisation et sans notification aux propriétaires concernés, dont Maître PungiWaya – Lukuma Michelin, ou autres procédures administratives.
Ce qui le pousse à indiquer qu’il est moralement et juridiquement inadmissible que des institutions chargées de dire le droit se rendent elles-mêmes coupables d’actes assimilables à une spoliation foncière, dans un silence institutionnel assimilable à un déni de justice, malgré toutes les démarches légales entreprises.
Cette situation, poursuit Maître Michelin Pungi, constitue un signal très dangereux : si la justice peut violer la loi en toute impunité, quel citoyen est encore en sécurité ? s’est-il interrogé.
C’est pourquoi, la justice ne pouvant se construire autour de l’injustice, Maître Michelin Pungi, interpelle les autorités nationales, le pouvoir judiciaire, les instances de contrôle et les partenaires internationaux impliqués, en l’occurrence l’Union Européenne. Il s’agit d’un cri d’alarme républicain, non d’une polémique, pour que la loi soit rétablie et que les droits des citoyens soient respectés.
Proma Miandabu