La lourdeur administrative au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe : Un lourd préjudice pour les justiciables

Les voix se lèvent pour condamner la lourdeur administrative qui caractérise depuis un temps, le Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe où les courriers trainent à sortir de bureaux des Avocats Généraux et Substituts du Procureur Général au sein de cette juridiction. Les demandes en communication, les requêtes en fixation sont traitées avec une indolence qui frise la légèreté au préjudice des justiciables. Surtout lorsqu’il s’agit de petites affaires ou celles liées au petit peuple. Celles-ci sont rejetées au second plan ausein de cette juridiction au profit de gros dossiers de grands bwana ou des affaires relatives aux successions. Et les justiciables qui n’ont pas de moyens pour dilingeter(jargon du palais : faire avancer leurs affaires en cours) leurs affaires finissent par les abandonner et accepter le sort du plus fort. Cette situation conduit désormais à des risques que tentent de proposer certains avocats à leurs clients de saisir directement les cours et tribunaux par des citations directes, vu la lenteur que l’on observe aux parquets. Certaines affaires finissent par être classées sans suite, tout simplement parce que les justiciables se sont lassés de poursuivre cette ignoblegymnastique surtout lorsqu’il faut s’imaginer les escaliers à parcourir pour atteindre les deux niveaux du Palais de justice du Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe.

Une demande de communication peut faire six mois au Parquet général pour connaitre son issue. Et pourtant c’est un moyen auquel recourent certains avocats comme dilatoire pour endormir une action en justice où ils sentent leurs clients en difficultés. 

Cette situation ne concerne pas que les justiciables, mais aussi et surtout, les administratifs de cette juridiction qui, au-delà de l’exigence de la motivation auprès de  ‘’diligenteurs’’, murmurent aussi sur le temps que prend ces jours le patron de la juridiction pour sortir les courriers soumis à sa signature qui peuvent faire plus de deux semaines ou disparaitre dans le pipe-line de transmission ou de sortie. Certains vont jusqu’à croire que leur salut ne viendrait que de prochaines ordonnances présidentielles. Si non, c’est la mort de la justice décriée malade par le Chef de l’Etat. 

Nous y reviendrons.  

Nicole Kakese