Santé : journée scientifique à l’Hôpital militaire de la Garde Républicaine pour lutter contre les calculs urinaires

Au cœur de Hôpital militaire de la Garde Républicaine du camp Colonel Tshatshi, la science médicale a vibré au rythme de la recherche et du partage du savoir. Mardi 10 mars, le collège de recherche médicale de cet établissement hospitalier a organisé une journée scientifique consacrée à la prise en charge de la lithiase urinaire, plus connue sous le nom de calculs urinaires. Une initiative soutenue par l’entreprise Mayi&Mayamed SARL, basée à Kolwezi, dans la province du Lualaba, et dirigée par Dilane Mayi Lushiya. Une rencontre scientifique placée sous le signe de la prévention, de la recherche et du dialogue entre spécialistes.

C’est le médecin directeur de l’hôpital, le colonel médecin François Mbuyu Kyata, qui a ouvert les travaux par un mot de bienvenue empreint de reconnaissance et d’enthousiasme. Devant un parterre de médecins et de spécialistes, il a salué la forte mobilisation du corps médical et rappelé le rôle fondamental de la recherche scientifique dans l’amélioration continue de la qualité des soins. Pour lui, la connaissance demeure la première arme dans la lutte contre la maladie.

Partenaire de cette journée scientifique, Dilane Mayi Lushiya a reçu les remerciements appuyés de l’hôpital pour l’accompagnement constant de son entreprise, notamment à travers la fourniture d’équipements médicaux et de blouses destinées au personnel soignant. Un geste qui illustre la vitalité d’une collaboration constructive entre le secteur privé et les structures sanitaires, au service d’une médecine plus performante et plus humaine.

Au fil des interventions, plusieurs spécialistes ont éclairé l’assistance sur les enjeux liés à la prise en charge de l’obstruction du haut appareil urinaire causée par la lithiase urinaire. Parmi eux figuraient le professeur Diangienda Kuntima Diasiama, le docteur David Nanga, urologue à l’Hôpital du Cinquantenaire de Kinshasa, le docteur Mafuta, urologue à l’HMGR/Tshatshi, la docteure Angèle Molwa, spécialiste en imagerie médicale, ainsi que la néphrologue Sarah Nyangwele Odia.

Tous ont rappelé que la lithiase constitue un véritable enjeu de santé publique. La formation de calculs dans les reins ou les uretères peut entraver l’écoulement de l’urine, provoquer des infections et, dans les situations les plus sévères, compromettre la fonction rénale.

Dans une intervention à la fois pédagogique et pragmatique, le docteur Mafuta a insisté sur des gestes simples mais essentiels pour prévenir cette pathologie : boire quotidiennement entre deux et trois litres d’eau et éviter une exposition prolongée au soleil. Deux réflexes qui, selon lui, peuvent réduire significativement le risque de formation de calculs.

De son côté, la docteure Sarah Nyangwele Odia a souligné l’importance d’une prise en charge multidisciplinaire, combinant les approches médicale, chirurgicale, biologique et nutritionnelle. Elle a également insisté sur la nécessité d’un suivi à long terme, la lithiase étant une affection sujette aux récidives lorsque les mesures préventives ne sont pas rigoureusement observées.

Dans la foulée de cette journée scientifique, les participants ont effectué une visite guidée des différents services de l’hôpital. De l’imagerie médicale au laboratoire, en passant par l’IRM et le service d’hémodialyse, les équipes ont présenté leurs installations et partagé leur savoir-faire, jusqu’au service spécialisé dans le diagnostic de la lithiase dirigé par le docteur Kalonji Tshisekedi.

Au terme de cette immersion, un constat s’impose : l’Hôpital militaire de la Garde Républicaine du camp Colonel Tshatshi dispose d’équipements médicaux modernes de dernière génération, allant de l’hémodialyse à l’imagerie avancée. Un arsenal technologique qui permet d’assurer une prise en charge efficace des patients, militaires comme civils, dans une quête permanente d’excellence médicale, a souligné l’administrateur gestionnaire central de l’hôpital, le Dr Mongane Ferdinand.

À travers cette journée scientifique, l’hôpital confirme ainsi son ambition : faire de la recherche et de l’innovation les piliers d’une médecine d’excellence au service de la population.

Rédaction