La situation sécuritaire connaît une évolution notable dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, où plusieurs localités ont été successivement abandonnées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).
Selon des sources locales concordantes, les combattants se sont retirés dans la nuit de lundi à mardi de Kipese, avant de se replier, dans la journée du 24 mars, de Lunyasenge, Bukununu, Musiya et Katondi.
Ces mouvements auraient été effectués dans la précipitation, avec des positions incendiées avant leur abandon.
Des témoignages sur place font état de contraintes imposées à des civils, notamment des jeunes, pour le transport de vivres et d’équipements militaires lors du retrait.
Sur le terrain, les populations expriment un soulagement prudent après plusieurs semaines d’occupation, tout en redoutant un éventuel retour des combattants.
Parallèlement, des sources signalent la fuite de certains collaborateurs présumés du mouvement rebelle.
Ces retraits interviennent quelques jours après la réunion tripartite RDC-Rwanda, tenue les 17 et 18 mars aux États-Unis sous médiation américaine, au cours de laquelle un processus de désescalade a été évoqué.
Si certains observateurs y voient les premiers effets concrets de ces engagements diplomatiques, aucun lien officiel n’a été établi à ce stade.
Dans un contexte toujours volatile, les zones de repli des combattants restent inconnues et aucune communication officielle n’a été faite.
Les autorités comme les populations restent en alerte, face au risque d’un redéploiement.
Si ces retraits pourraient marquer un tournant, ils ne constituent pas encore une garantie de stabilisation durable dans cette partie de l’est de la RDC.
Sé/La Rédaction