Après quinze années de magistrature, la nouvelle Procureure de la République près le Tribunal de grande instance de Kisangani fait son entrée dans ses nouvelles fonctions avec une réputation bâtie sur l’expérience, la rigueur professionnelle et des convictions fondées sur la crainte de Dieu.
Une nomination qui intervient dans un contexte où la réforme et la restauration de la confiance dans la justice congolaise constituent plus que jamais un défi national.
La justice congolaise franchit ainsi une nouvelle étape dans la promotion des femmes au sein de la magistrature.
Ce mardi 8 septembre 2026, Madame Tina Wambila Makila a officiellement renouvelé son serment devant les instances judiciaires, après sa nomination en qualité de Procureure de la République près le Tribunal de grande instance de Kisangani.
La cérémonie solennelle, organisée au Tribunal de grande instance de Kisangani, s’est déroulée en présence de plusieurs autorités politico-administratives, militaires et policières, ainsi que des représentants des barreaux, associations, mutualités et différentes composantes de la société.
Cette nomination fait suite à l’ordonnance d’organisation judiciaire n°26/122 du 28 juillet 2026, signée par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Une femme d’expérience au service du droit
Licenciée en droit pénal et criminologie, Tina Wambila Makila est magistrate depuis 2011. Son parcours professionnel témoigne d’une longue expérience au sein de l’appareil judiciaire congolais.
Elle a notamment exercé les fonctions de Substitut du Procureur de la République dans plusieurs ressorts judiciaires du Nord-Kivu, notamment à Goma, Masisi, Walikale et Rutshuru, avant de rejoindre le Parquet de grande instance de Kisangani en 2016.
Après quinze années passées comme magistrate du parquet, elle accède aujourd’hui à une responsabilité plus élevée, avec pour mission de conduire l’action publique dans le ressort du Tribunal de grande instance de Kisangani.
Son parcours est également enrichi par plusieurs formations spécialisées dans des domaines sensibles de la justice, notamment la protection des victimes et témoins de violences sexuelles, la protection de l’enfant, le monitoring et le plaidoyer, les contentieux électoraux ainsi que le droit OHADA.
Une nomination dans un contexte de défis pour la justice
Cette prise de fonctions intervient à un moment particulier de l’histoire de la justice congolaise.
A plusieurs reprises, le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a dénoncé les difficultés qui continuent de fragiliser le système judiciaire et a appelé à une justice plus indépendante, plus efficace et davantage au service du citoyen.
C’est dans ce contexte que la nomination de Tina Wambila Makila à la tête du parquet près le Tribunal de grande instance de Kisangani apparaît comme une responsabilité majeure.
Sous l’impulsion du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, cette nouvelle étape est appelée à contribuer au renforcement de l’autorité de la justice dans la province de la Tshopo.
Le défi est donc de taille : faire respecter la loi, protéger les droits des citoyens, lutter contre l’impunité et contribuer à restaurer la confiance entre la population et l’institution judiciaire.
La rigueur, l’intégrité et la crainte de Dieu comme repères
Au-delà de son curriculum professionnel, Tina Wambila Makila est présentée comme une femme attachée aux valeurs de rigueur, de probité, de responsabilité et de crainte de Dieu.
Dans l’exercice de la magistrature, cette dimension personnelle est souvent perçue comme un repère supplémentaire dans la recherche de la vérité et de la justice.
Car rendre justice ne consiste pas seulement à appliquer mécaniquement des textes de loi. C’est aussi porter une lourde responsabilité humaine : écouter, analyser, décider et faire respecter le droit, sans céder aux pressions, aux intérêts particuliers ou aux considérations étrangères à la justice.
A Kisangani, l’attente est donc grande autour de cette magistrate expérimentée appelée à mettre son savoir-faire au service de la justice et de la population.
Une femme pour relever les défis de la Tshopo
La nomination de Tina Wambila Makila constitue également un signal fort en faveur de la promotion des femmes dans la magistrature congolaise.
Son parcours démontre qu’une femme peut gravir les différents échelons de la magistrature par le travail, l’expérience et la compétence, jusqu’à occuper des fonctions de responsabilité dans une institution aussi stratégique que le parquet.
A la Tshopo, elle est désormais appelée à transformer cette confiance en résultats : dire le droit, faire respecter la loi et contribuer à une justice crédible et accessible à tous.
Dans une République démocratique du Congo où la justice demeure au cœur des attentes de la population, la nouvelle Procureure de la République près le Tribunal de grande instance de Kisangani arrive avec une expérience de quinze années, mais également avec une responsabilité nouvelle.
Le temps n’est plus seulement aux nominations. Il est désormais à l’action, à la rigueur et à la justice rendue au nom de la République.
A Kisangani, une femme de valeur prend ainsi place au cœur de l’appareil judiciaire. Son parcours, sa rigueur professionnelle et ses convictions seront désormais confrontés à la réalité du terrain.
Un seul impératif devra guider son action : dire le vrai droit, avec courage, impartialité et intégrité.
Serge Kimbila