CIRGL : à Lusaka, Guy Kabombo exige des actes concrets pour le retour de la paix dans les Grands Lacs

Le Vice-Premier ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a présidé ce vendredi 16 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, la 20ᵉ réunion des ministres de la Défense de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

Président en exercice du Comité des ministres de la Défense, le responsable congolais a profité de cette rencontre pour rappeler aux États membres leur responsabilité dans la recherche de la paix et de la stabilité dans une région toujours confrontée à de graves défis sécuritaires.

Dans son discours, Guy Kabombo Muadiamvita a rendu hommage aux militaires qui ont perdu la vie dans les opérations de stabilisation de la région. Il a également remercié le président zambien, Hakainde Hichilema, son gouvernement et le peuple zambien pour l’accueil réservé aux délégations.

L’Est de la RDC au centre des préoccupations

La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a occupé une place importante dans les échanges. Face à la persistance des violences, le ministre congolais de la Défense a appelé les pays de la région à passer des engagements politiques aux actions concrètes.

Pour Kinshasa, le retour à la paix ne peut se faire sans le respect du cessez-le-feu, l’arrêt de tout soutien aux groupes armés et le respect de la souveraineté des États.

Guy Kabombo a ainsi rappelé que les engagements pris par les différentes parties doivent produire des résultats sur le terrain, au bénéfice des populations qui continuent de subir les conséquences des conflits.

Le contrôle des engagements régionaux en question

Le Vice-Premier ministre a également insisté sur le renforcement des mécanismes de vérification de la CIRGL, notamment le MCVE et le MCVE-PLUS. Il a plaidé pour que ces structures disposent des moyens nécessaires et puissent accéder librement aux zones concernées afin de vérifier l’application des engagements sécuritaires.

Il a aussi appelé à une meilleure coordination entre les États membres, avec des responsabilités clairement établies et des délais précis pour le suivi des décisions prises.

L’objectif est de permettre aux mécanismes régionaux de jouer pleinement leur rôle, au lieu de laisser les engagements convenus sans suivi suffisant.

Washington et Doha : Kinshasa mise sur la voie diplomatique

Tout en défendant la position de la RDC, Guy Kabombo Muadiamvita a réaffirmé l’importance du dialogue et de la diplomatie dans le règlement des crises régionales.

Il a exhorté les États membres à veiller à l’application des engagements issus des processus de Washington et de Doha, ainsi que des dispositions pertinentes de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le ministre a également souligné la nécessité d’une action commune contre le terrorisme, les groupes armés transfrontaliers, les trafics illicites et la circulation incontrôlée des armes. La protection des populations civiles et la lutte contre les déplacements forcés restent, elles aussi, des préoccupations majeures.

Des décisions attendues sur le terrain

Cette réunion de Lusaka intervient dans un contexte où la région des Grands Lacs reste confrontée à des tensions qui mettent à l’épreuve les mécanismes de coopération entre les États.

Pour la délégation congolaise, le véritable enjeu est de faire respecter les engagements pris et de donner aux initiatives diplomatiques des résultats visibles.

Au terme des travaux, la question reste donc celle de la volonté des États membres de traduire leurs paroles en actes. Pour les populations affectées par les conflits, particulièrement dans l’Est de la RDC, le retour de la paix ne se mesurera pas au nombre de réunions organisées, mais à la fin des violences et au rétablissement effectif de la sécurité.

DIKA