En République démocratique du Congo, la quasi-totalité des aéronefs ont l’air d’être âgés de plus de 30 ans, et leur maintenance laisse à désirer. Si l’année 2025, le secteur de transport aérien avait été caractérisé par plusieurs cas de risques d’accidents (crash ) liés au mauvais état des pistes, grave échec des opérations au sol pour la sécurité des passagers, vieillissement de certaines infrastructures, à l’aube de cette année 2026, l’absence de la maintenance de certains appareils volants constitue un danger en permanence.
Selon plusieurs témoignages recueillis dimanche 15 février courant, un aéronef de la compagnie Air Congo a deux fois raté son décollage sous une forte inquiétude des passagers qui craignent non seulement le danger, mais aussi les dommages collatéraux qui pourraient en découler en cas d’un accident :
« Dans au moins trois mois, l’appareil Air Congo a râté son décollage pour amener les supporters des Léopards (équipe nationale) au Maroc en décembre dernier. Et ce dimanche 15 février 2026, l’appareil de la même compagnie vient de rater deux fois son décollage pour Kananga et Mbuji-mayi, » nous confie un passager sous l’anonymat.
Conscient des risques qui pèsent sur les passagers amortis psychologiquement par des contrôles élastiques de conformité, ce passager lance un cri d’alarme au Président de la République Félix Tshisekedi :
« Il semble que cette compagnie n’est pas la seule, voilà pourquoi nous lançons un S.O.S à son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, d’ouvrir l’oeil dans ce secteur vital. Car, comptez sur ses collaborateurs « inconscients », c’est exposé son peuple à un danger permanent, » a-t-il fait savoir.
Face au risque de fragiliser la réputation déjà délicate d’Air Congo, compagnie qui a été lancée le 1er décembre 2024 dans le cadre d’un partenariat avec Ethiopian Airlines, le Gouvernement congolais privilégierait le choix de garantir la sécurité de tous les citoyens, particulièrement ceux dans le secteur de transport aérien et renforcerait les mesures d’encadrement face à la complaisance contre les dirigeants dudit secteur que d’attendre les dégâts pour enfin agir.
ÉTM