Canalbox RDC : le ras-le-bol général face à un service jugé défaillant

La colère gronde, et elle ne cesse de prendre de l’ampleur. En République Démocratique du Congo, l’opérateur Canalbox est aujourd’hui au centre d’une vague d’indignation sans précédent. Sur les réseaux sociaux comme dans les quartiers, les témoignages s’accumulent, tous décrivant une réalité devenue insupportable pour des milliers d’abonnés.

Connexion instable, service client inefficace, promesses non tenues : le cocktail explosif

Les griefs sont multiples, mais se ressemblent étrangement. Une connexion Internet instable, voire inexistante pendant plusieurs jours. Un service client qui semble réciter un script bien rodé, sans jamais apporter de solution concrète. Et surtout, des promesses d’intervention technique qui restent lettre morte.

Le scénario est désormais connu : après un appel, le client reçoit une réponse standard — “nous vous reviendrons dans 48h” ou “une équipe technique interviendra dans les 72h”. Mais dans les faits, rien ne se passe. Les jours passent, les semaines parfois, sans la moindre intervention.

Un abonné témoigne : après la chute d’un câble de fibre devant sa parcelle le 2 avril, il a immédiatement alerté le service client. Une intervention était annoncée sous 72 heures. Nous sommes le 10 avril, et aucune équipe ne s’est présentée pour résoudre le problème. Chaque appel se solde par la même réponse vague : “le service va passer d’ici peu”. Une situation jugée “déplorable” par la victime.

Des clients abandonnés malgré des paiements réguliers

Le plus révoltant pour les abonnés reste le décalage entre les obligations des clients et celles de l’opérateur. Chaque mois, les factures sont payées sans retard. Mais en retour, le service promis n’est pas assuré.

Certains clients dénoncent jusqu’à cinq jours consécutifs sans connexion, sans aucune compensation ni solution alternative. Pendant ce temps, l’entreprise continue d’envoyer des messages promotionnels pour de nouvelles offres, donnant l’impression de privilégier le profit au détriment de la qualité de service.

“On paie pour un service qui ne fonctionne pas, et on devrait encore accepter de nouvelles formules pour payer plus ?” s’indigne un utilisateur.

Un témoignage accablant de plus

A cette série de plaintes s’ajoute un message poignant d’un client, qui résume à lui seul l’ampleur du malaise :

Près d’un mois sans connexion. Des appels, des promesses… aucun résultat. Ce n’est plus un incident. C’est une négligence manifeste du client. Sans internet, ce matériel devient un encombrement.

Ce cri du cœur traduit une réalité inquiétante : pour certains abonnés, le service est totalement inexistant pendant de longues périodes, transformant un outil essentiel en simple objet inutile.

Une accumulation de dysfonctionnements inquiétante

Au-delà des coupures de connexion, d’autres problèmes reviennent fréquemment dans les doléances :

  • Absence de suivi après les réclamations
  • Difficulté à obtenir un interlocuteur compétent

Pour beaucoup, il ne s’agit plus de simples incidents isolés, mais d’un dysfonctionnement systémique.

Une question légitime : service défaillant ou abus organisé ?

Face à cette accumulation de plaintes, une question brûlante s’impose : s’agit-il encore d’un fournisseur Internet fiable ou d’un service qui frôle l’arnaque ?

Le silence des autorités compétentes ne fait qu’aggraver le sentiment d’abandon des consommateurs. Aucun signal fort n’a encore été envoyé pour encadrer ou sanctionner ces pratiques dénoncées.

Il est temps d’agir

Les abonnés réclament aujourd’hui plus qu’un simple rétablissement du service. Ils exigent du respect, de la transparence et des solutions concrètes. Dans un pays où l’accès à Internet est devenu essentiel pour le travail, l’éducation et la communication, une telle situation ne peut plus être tolérée.

Le message est clair : trop, c’est trop. Et si rien ne change, la colère pourrait bien se transformer en une mobilisation plus large contre les abus présumés dans le secteur des télécommunications en RDC.

DIKA