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Dix erreurs fatales de la campagne du candidat n°20

Candidat à sa propre succession, le Président de la République, Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo, localisé par la Commission nationale électorale indépendante (CENI) au numéro 20, a lancé sa campagne électorale le dimanche 19 novembre dernier au stade des Martyrs de Kinshasa.

 

Certes, le stade a refusé du monde, le discours était cohérent et sexy.

 

Cependant, fallait-il lancer ou commencer la campagne électorale dans la capitale ? En tout cas, une erreur. Parce que de nature, la population de toutes les capitales du monde est en majorité hostile au pouvoir en place. Pour cause, elle est constituée de la crème du pays qui sait réfléchir, jauger les actions des gouvernants qui vivent avec elle et développe certaines affinités.

 

Fallait-il commencer par une province à accès facile?

 

Non, en tout cas. Étant donné la vastitude du pays, le candidat n°20 aurait dû commencer sa campagne par les provinces à accès difficile et chuter par l’ex Bandundu et Kongo-central pour boucler la campagne à Kinshasa. Bien plus, il se serait rendu dans les provinces où sa popularité est discutable avec les autres challengers.

 

Dans un pays sans aéronefs devant couvrir tout le territoire national, l’équipe de campagne n’a pas encore déployé les matériels dans les provinces à accès difficile. Et lorsqu’on s’imagine être en compétition avec les candidats de l’étranger qui peuvent affréter des avions de leurs frères et les bloquer jusqu’après la campagne, il y a à craindre que les équipes du candidat n°20 ne se déploient avant et à temps.

 

Le candidat n°20 défend seul dans son entourage et tout le monde ne fait que l’accompagner en dehors de grands leaders comme Augustin Kabuya et son UDPS, Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe, Tony Mwaba,…

 

Au moins son allocution programme où il demande à la population de lui renouveler la confiance a tout résumé. Mais il s’observe, comme s’il n’existe pas une équipe qui a collecté les données qui sont aussi vendables, comestibles que séduisantes dans différents domaines: infrastructures (ponts, routes, voirie urbaine) Éducation (gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics, construction des infrastructures scolaires, fourniture en bancs…), droits de l’homme (retour des exilés politiques et fin de poursuites contre eux en justice, libération des prisonniers politiques, liberté de presse, Internet jamais coupé durant les 5 ans, liberté des manifestations), succès enregistrés lors des 9èmes jeux de la Francophonie, sécurité (lobbying pour la levée de l’embargo, l’engouement de la jeunesse à intégrer l’armée), la diplomatie, la santé… Ceux qui disposent de ces données statistiques sont mis à côté au profit des agences recrutées par le Bureau du Conjoint du Chef de l’Etat. Ce qui justifie les balbutiements constatés alors que les vraies données sont là, disponibles et ne sont pas malheureusement exploitées.

 

En Kinois, connaissant que la polémique se conjugue bien dans la capitale, le Candidat n°20, a après avoir déposé sa candidature, commencé par la polémique en tirant à boulets rouges sur ses challengers alors que lui est candidat et Président en fonction qui a un bilan à défendre.

 

Et ce bilan, au regard de l’environnement international caractérisé durant ses deux premières années par la pandémie à Covid-19 et national par le blocage dont il a été victime par la coalition FCC-CACH, il est possible de montrer les avancées indéniables et les réformes courageuses qui sont en train de produire des fruits aujourd’hui et pour les générations futures.

 

Autre erreur, c’est du gaspillage que le candidat n°20 se fasse accompagner à cette heure avec son épouse.

Dans un pays où le vote est sociologique ou linguistique, l’épouse du candidat n°20 aurait capitalisé en avançant déjà dans le Grand Kivu où elle a de l’ancrage et peut imposer son candidat d’époux. Marié au pays à une Congolaise que l’on connaît et dont l’amour du Congo est aussi palpable, le candidat n°20 présente le meilleur profil de par la composition de son couple.

 

Faudra-t-il qu’il réponde aux coups lui administrés par les gens souvent manipulés enfouis dans la foule, non. Lui devrait dire ce qu’il a fait, ce qui n’a pas été fait et pourquoi et montrer ce qui reste à faire. Ce pourquoi il doit revenir pour achever.

 

Enfin, il n’existe pas un laboratoire qui suit les discours des campagnes des autres challengers pour démonter leurs mensonges, le cas échéant.

Voilà comment le candidat n°3 a menti que l’enseignant touche 50.000FC pendant que le député touche 21.000 $ USD. Ce qui est faux lorsqu’on connaît que même sous Kabila, l’enseignant le moins payé avait 90.000 FC et qu’à ce jour, on est à un salaire moyen de 400.000FC. Et que dans un mois, il va lever 5 Milliards $ USD pour mettre fin à la guerre et ce, sans dire par quel moyen au moment où l’on connaît l’incivisme fiscal qui caractérise le Congolais. Démagogie. Pire, il ne sait pas désigner l’ennemi de la RDC que l’Afrique et le monde ont déjà pointé du doigt.

 

Par ailleurs, d’autres questions risquent également d’être des erreurs: quels sont les mécanismes pour sécuriser le processus par la surveillance républicaine et citoyenne des membres de la CENI face à ces candidats de l’étranger qui peuvent casquer même des milliards en dollars américains pour les pousser à agir d’une manière contre la République ou embraser le pays, comme avec le 2ème Président de la CENI ivoirienne en 2011, ce qui a causé plus de 3000 morts et des arrestations.

 

Pire, avec ces candidats de l’étranger, est-ce que les mécanismes ont-ils été mis en place pour éviter le sabotage par les procédés informatiques des données de la CENI? Ces étrangers ont des armées numériques (virus) qui peuvent leur permettre de saboter le système de la CENI. Ils en ont les moyens.

Le relever ne mérite ni injures ni diabolisation ? Dans tous les cas, non !

Joël Cadet N. NDANGA

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