Éducation nationale : tensions autour des réformes et soutien affirmé de l’ANAPECO à la Ministre d’État

Dans un contexte de réformes engagées au sein du système éducatif national, des résistances internes semblent s’intensifier. Selon plusieurs observateurs, la volonté de changement portée par la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale se heurterait à d’anciens réseaux d’influence, accusés de chercher à préserver des pratiques décriées.

D’après les responsables de l’ANAPECO, certaines manœuvres viseraient à isoler l’autorité ministérielle de la structure représentative des parents d’élèves. L’organisation affirme pourtant soutenir les initiatives engagées par la Ministre d’État, notamment son ambition de restaurer la place centrale des parents dans le système éducatif.

Pour l’ANAPECO, les parents ne sont pas de simples observateurs : ils sont à la fois géniteurs et principaux contributeurs au fonctionnement des établissements scolaires. À ce titre, leur implication active dans la gouvernance éducative serait non négociable.

Le 13ᵉ Conseil national de l’ANAPECO, patronné par la Ministre d’État, avait marqué une étape importante. Les présidents provinciaux, venus en nombre, y avaient exprimé leur engagement à accompagner le Pouvoir organisateur de l’Éducation nationale. Le thème retenu — « Combattre les antivaleurs et corriger les erreurs du passé » — avait toutefois suscité des crispations dans certains milieux, peu favorables à une remise en question des pratiques établies.

Depuis, les relations entre la tutelle et l’organisation des parents semblent s’être distendues. En deux ans, une seule rencontre formelle aurait eu lieu, et plusieurs points soumis à l’attention de l’autorité seraient restés sans suite concrète. L’ANAPECO déplore notamment des interprétations administratives controversées, perçues comme contraires à l’esprit de la législation scolaire, en particulier sur la séparation des responsabilités entre autorités scolaires et comités de parents.

Par ailleurs, la question du « formatage du nouvel homme congolais », notamment à travers le volet « nouvelle citoyenneté », refait surface. Cette mission de redressement moral et civique, jadis confiée successivement aux ministères de l’Enseignement, des Médias puis de la Jeunesse, n’aurait pas produit les résultats escomptés. Aujourd’hui, un retour à l’Éducation nationale est envisagé, avec l’espoir d’une approche plus structurée et inclusive.

Malgré les échecs passés et les critiques, l’ANAPECO se dit convaincue qu’un changement reste possible. Elle appelle à une détermination ferme de la Ministre d’État et à une collaboration sincère entre tous les acteurs.

Pour ses responsables, seule une action collective, associant le Pouvoir organisateur et les parents, permettra de restaurer les valeurs et de redonner confiance au système éducatif national.

Joachim