A Kinshasa, les habitants du quartier Mongala, situé dans la commune de Kinshasa, traversent une situation préoccupante. Cela fait près de trois semaines qu’ils sont privés d’électricité, sans aucune explication officielle des autorités compétentes.
Dans cette partie de la capitale congolaise, l’obscurité s’est installée durablement, plongeant des centaines de ménages dans l’incertitude. À ce jour, aucune communication n’a été faite par la Société Nationale d’Électricité (SNEL) afin d’éclairer les abonnés sur les causes exactes de cette coupure prolongée.
Face à ce silence, les spéculations vont bon train. Certains riverains évoquent une éventuelle panne technique, tandis que d’autres pointent du doigt les travaux en cours sur l’avenue Kabambare, notamment la construction des caniveaux et la réhabilitation de la chaussée.
Mais en l’absence d’informations officielles, difficile pour les habitants de comprendre la situation réelle, encore moins d’en anticiper la durée.
Au-delà de la coupure elle-même, c’est surtout le manque de communication qui suscite l’indignation. Les abonnés dénoncent une absence totale de considération de la part de la SNEL, qui ne s’est pas exprimée pour rassurer ou informer ses clients.
« Nous vivons dans le noir depuis des semaines, sans savoir pourquoi ni jusqu’à quand », confie un habitant du quartier, visiblement exaspéré.
Plusieurs résidents redoutent également de recevoir des factures pour une électricité qu’ils n’ont pourtant pas consommée durant cette période.
Face à cette situation, certains habitants lancent un appel pressant aux autorités nationales. Ils sollicitent l’implication personnelle du Chef de l’État ainsi que du ministre en charge de l’énergie, afin que des solutions urgentes soient trouvées.
Ils demandent également au Directeur général de la SNEL de se pencher sur ce dossier, dans l’objectif de rétablir le courant dans les plus brefs délais et de rétablir la confiance avec les abonnés.
Au-delà du confort domestique, l’électricité constitue un facteur clé de stabilité économique pour de nombreux foyers. Elle permet notamment la conservation des denrées alimentaires, évitant ainsi des dépenses quotidiennes supplémentaires dans un contexte déjà marqué par des difficultés économiques.
Les habitants du quartier Mongala continuent de vivre au rythme des lampes torches. Ceux qui en ont les moyens recourent aux groupes électrogènes, dans l’espoir d’un dénouement rapide à cette crise.
Par ailleurs, cette situation entraîne une hausse notable de la consommation de carburant dans la capitale kinoise, alors que de longues files de véhicules s’observent devant les stations-service, traduisant une tension croissante sur l’approvisionnement, causée par les répercussions du conflit opposant Israël, les États-Unis et l’Iran sur le marché des produits pétroliers.
Shomba M.