On peut beau taper sur le général Sylvain Ekenge dit bombardier, relevé de ses fonctions de porte-parole des FARDC à cause de ses propos jugés discriminatoires pour avoir conseillé aux Congolais de ne pas épouser les femmes tutsies qui, selon lui, sont envoyées souvent comme des espionnes auprès des officiels congolais depuis belle lurette avec une mission précise dans leurs mariages, mais sa vérité reste têtue même si elle était crue.
Non sans raison, car le quotidien vécu aujourd’hui avec Claude Ibalanky, ancien coordonnateur du mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et ancien ambassadeur itinérant du président de la République qui a rallié la rébellion du M23-AFC, lui donne raison et réconforte la thèse de la congolité absolue soutenue mordicus par le très maladroitement critiqué Noël Tshianyi, exigeant l’accès à des hautes fonctions qu’aux seuls Congolais de père et de mère.
A en croire le récit du journaliste John Lungila basé au Canada, le sang rwandais de Claude Ibalanky du côté de sa mère a tressailli en défaveur de la cause congolaise qu’il pouvait pourtant défendre du côté de son père, originaire du Grand Bandundu reconnu pourtant comme province des hommes intègres et non belliqueux. Ci-dessous la fiche signalétique de Claude Ibalanky présentée par John Lungila pour que les Congolais ne s’étonnent pas ou ne soient surpris par cette traîtrise d’une personne qui a été proche du président Tshisekedi et bercé par l’argent du trésor public :
Claude Ibalanky est le fils du docteur Ibalanky, médecin aujourd’hui retraité et qui vit actuellement dans un quartier périphérique de Kinshasa.
Le docteur Ibalanky a rencontré son épouse, une tutsie, au Rwanda, lors des séjours à Kigali dans le cadre de ses recherches en médecine. De cette union est né leur fils, Claude Ibalanky.
Le docteur Ibalany est originaire de Dwe, dans le territoire de Bulungu, province du Kwilu, tandis que la mère de Claude est tutsie de Rubavu, au Rwanda. Et, l’influence du côté rwandais a constamment pris le dessus dans les positions et choix de Claude Ibalanky.
Nommé Ambassadeur itinérant de Felix Tshisekedi après son passage à la tête du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, Claude Ibalanky a été soupçonné d’agir comme relais d’information au profit du Rwanda. Ces soupçons ont émergé dès les travaux préparatoires de la SADC à Lilongwe (Malawi), en amont du 42ᵉ Sommet de la SADC tenu à Kinshasa, sommet au cours duquel le président Félix Tshisekedi a accédé à la présidence tournante de l’organisation régionale — une évolution mal perçue par Kigali.
Selon nos investigations, des experts de la SADC avaient relevé que Claude Ibalanky transmettait des informations sensibles à des autorités rwandaises durant le déroulement des travaux, ce qui a renforcé les soupçons de double loyauté et d’allégeance étrangère, au détriment des intérêts de la République démocratique du Congo.
À la suite de ces alertes, il a été déchargé de ses fonctions d’ambassadeur itinérant et progressivement mis à l’écart des cercles décisionnels.
Son éloignement des institutions officielles congolaises a précédé, son rapprochement avec des mouvements hostiles à l’État congolais, ce qui vient aujourd’hui, confirme ces accusations portées contre lui avec sa présence à Goma aux côtés de la milice rwandaise AFC-M23.
Ses véritables parrains sont des figures centrales du carré militaire rwandais : Vincent Nyakarundi, chef d’état-major terrestre rwandais ; Andrew Nyamvumba, stratège militaire rwandais ; Anaclet Kalibata, ancien patron du service de sécurité rwandais ; Jean Bosco Kazura, ex-chef d’état-major général des RDF ; et Joseph Nzabamuita, actuel ambassadeur du Rwanda en Russie. C’est Andrew Nyamvumba qui lui avait fourni un prétendu « plan de stabilisation » que Ibalanky brandissait en RDC, et c’est Vincent Nyakarundi qui supervisait le recrutement du M23 dans les camps de réfugiés.
Il faut rappeler que Claude Ibalanky, à l’époque partisan du PPRD est arrivé dans le cercle direct du président Tshisekedi par l’ancien conseiller de ce dernier, Fortunat Bifort Biselele et Yan Mfumuti, tous deux très proches de Kigali.
Scoop rdc