Ce samedi 14 février 2026 restera gravé dans les annales de la diplomatie burundaise. Le Général Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, endosse officiellement la présidence tournante de l’institution continentale pour un mandat d’un an. Une consécration qui ne doit rien au hasard, mais qui couronne une décennie de patient labeur diplomatique et de redressement national.
Il y a cinq ans, le Burundi entamait sa mue. Isolé, sanctionné injustement, le pays peinait à faire entendre sa voix dans le concert des nations. Aujourd’hui, la capitale économique Bujumbura est devenue un carrefour de rencontres régionales, et son Président, un interlocuteur incontournable pour les chancelleries du Golfe, d’Asie et d’Amérique.
Comment expliquer une telle trajectoire ? La réponse, unanime chez les observateurs, tient en un nom : Evariste Ndayishimiye. L’homme que ses pairs ont confié désormais le destin de l’Afrique n’est pas seulement un Chef de l’État ; il est, selon l’expression consacrée dans les couloirs d’Addis-Abeba, un rassembleur-né, un visionnaire inflexible et un stratège infatigable.
Le leader burundais n’aborde pas ce mandat comme une consécration personnelle, mais comme un outil supplémentaire au service du continent. « Nous devons avoir confiance en nous-mêmes », répète-t-il souvent. Avec lui à la barre, l’Afrique sait qu’elle pourra compter sur un Général dont la boussole n’a pas varié : la dignité, le travail, et la foi inébranlable en un destin commun.
L’histoire retiendra que c’est depuis le cœur des Grands Lacs, patrie de l’intégration Est-Africaine, qu’est venue l’étincelle d’un renouveau panafricain. Et pour l’heure, le Président Evariste Ndayishimiye, avec sa stature de stratège et son humanité profonde, semble être l’homme de la situation.
Cette élection intervient dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques, coups d’États répétitifs, guerres transnationales et terrorisme gage d’un recul non seulement du point de vue développement régional, mais aussi et surtout du pont de vue unité africaine dont les efforts aménagés par les blocs sous-régionaux dans leur coopération bilatérale ou multilatérale restent jusqu’à présent lettre morte.
Édouard Tshiama Musasa