Kinshasa paralysée par la grève des chauffeurs : routes barricadées, pneus incendiés et tarifs de transport en flambée

La matinée de ce lundi a été particulièrement chaotique dans la capitale congolaise. A Kinshasa, une grève des chauffeurs de taxis et taxis-bus a provoqué d’importantes perturbations de la circulation, plongeant plusieurs quartiers dans une quasi-paralysie du transport en commun.

Sur la route By-pass, dans l’axe Masangambila – arrêt dépôt, la tension est rapidement montée. Des manifestants, visiblement déterminés à faire entendre leur colère, ont barricadé la chaussée à l’aide de pierres et d’objets divers avant d’incendier des pneus. Ces actions ont totalement bloqué la circulation, empêchant tout mouvement des véhicules et contraignant de nombreux habitants à parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs lieux de travail.

Cette grève a immédiatement eu des répercussions sur la vie quotidienne des Kinois. L’absence massive de taxis et de taxis-bus a créé une rareté du transport public, ouvrant la voie à une flambée improvisée des prix. Profitant de la situation, quelques chauffeurs et motards encore en circulation ont appliqué des tarifs largement revus à la hausse, aggravant davantage les difficultés des usagers déjà éprouvés par les réalités économiques.

Pour de nombreux habitants, cette situation ne fait que rappeler une souffrance devenue presque permanente. La question du transport à Kinshasa demeure l’un des principaux casse-têtes de la population, confrontée quotidiennement à des prix fluctuants, des embouteillages interminables et une offre de transport insuffisante.

Une mère de famille rencontrée sur place n’a pas caché son exaspération :

« Nous souffrons beaucoup chaque jour à cause du transport. Aller au travail ou envoyer les enfants à l’école devient un combat quotidien. Nous demandons aux autorités de s’impliquer sérieusement pour trouver une solution durable. »

Alors que la journée ne fait que commencer, l’inquiétude grandit quant à l’évolution de la situation. Beaucoup espèrent une intervention rapide des autorités afin de rétablir la circulation et d’apaiser les tensions, dans une ville où le transport reste l’un des défis majeurs du quotidien.

DIKA