Uvira : reprise timide du trafic sur la RN5, les tracasseries toujours décriées

Après près de deux semaines d’interruption, la circulation sur la route nationale numéro 5 (RN5), reliant Bukavu à Uvira, reprend progressivement depuis le 28 mars.

Une reprise encore timide, marquée par de nombreuses difficultés sur le terrain.

Selon le mouvement citoyen Machozi ya Raiya ainsi que plusieurs chauffeurs rencontrés à l’Essence Major-Vangou, quelques véhicules et camions ont recommencé à desservir la ville d’Uvira, notamment ceux qui étaient bloqués à Sange depuis le 15 mars.

Si cette réouverture partielle permet un début de relance des activités de transport, elle reste néanmoins entachée de multiples tracasseries. Plusieurs barrières illégales continuent d’être érigées le long de l’axe, obligeant les passagers à verser de l’argent à répétition.

« Le trafic a effectivement repris, mais les barrières sont nombreuses. Chaque passager est contraint de payer, et cela commence déjà à Sange », témoigne Martin, chauffeur assurant la liaison Bukavu–Uvira.

Le mouvement Machozi ya Raiya précise que, pour l’heure, seuls les véhicules transportant des marchandises sont officiellement autorisés à circuler, bien que quelques exceptions soient observées.

Certaines agences de transport, notamment El Shadaï, Volcano, Eka et Okapi Original, ont déjà repris partiellement leurs activités, contribuant à une reprise progressive du trafic.

Tout en saluant cette réouverture, le mouvement citoyen appelle les autorités à renforcer les dispositifs de sécurité sur cet axe stratégique, afin de prévenir toute infiltration et garantir une circulation fluide et sécurisée.

Pour rappel, la fermeture de la RN5 depuis le 15 mars 2026 avait fortement perturbé la vie socio-économique dans la région, ralentissant considérablement les échanges entre Bukavu et Uvira, deux villes clés du Sud-Kivu.

La rédaction