Après plusieurs mois marqués par l’insécurité, la vie reprend progressivement dans plusieurs localités du Sud-Kivu, notamment à Point Zéro, Tuwetuwe, Kalingi et Mikenge, situées dans les territoires de Fizi et Mwenga.
Ces zones, autrefois sous l’occupation de groupes armés tels que Twirwaneho et Red Tabara, alliés à l’AFC-M23 et appuyés par des éléments de l’armée rwandaise, sont désormais repassées sous le contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Une reprise timide mais encourageante
Selon un communiqué des FARDC, les populations locales recommencent progressivement à mener leurs activités quotidiennes.
Cette reprise se traduit notamment par :
la réouverture des marchés locaux,
la relance des petits commerces et
le retour progressif des habitants dans leurs villages
La présence militaire dans ces zones semble jouer un rôle déterminant dans ce retour à la normale.
« Une quiétude règne déjà au sein de la population grâce à la présence des FARDC dans la zone », a déclaré Mbuyi Kalonji Reagan.
Une accalmie encore fragile
Malgré ces avancées, la situation reste précaire. Les habitants, tout en saluant la reconquête des localités, appellent à un renforcement du dispositif sécuritaire,
une présence durable des forces loyalistes ainsi que
des mesures préventives pour éviter le retour des groupes armés.
La stabilité demeure fragile dans ces zones longtemps disputées avec des infrastructures gravement endommagées.
Les affrontements ont laissé des conséquences importantes sur les infrastructures locales dans plusieurs contrés.
Des biens publics et privés ont été détruits ou pillés, notamment :
l’hôpital général de référence de Mikenge, fortement endommagé,
la radio communautaire locale et bien d’autres.
Ces dégâts ralentissent considérablement la reprise complète des services sociaux de base.
Malgré les pertes, des signes encourageants de stabilisation sont visibles.
Pour les habitants des hauts plateaux de Minembwe, la présence continue des FARDC représente un véritable espoir de paix durable.
Toutefois, la consolidation de cette accalmie dépendra de plusieurs facteurs clés comme la reconstruction des infrastructures,
le rétablissement des services sociaux essentiels,
le maintien d’un engagement sécuritaire constant…
La situation reste donc à surveiller, mais les premiers pas vers un retour à la normalité redonnent espoir aux populations locales.
La rédaction