Dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu, la situation humanitaire devient alarmante pour plus de 3 000 personnes victimes d’éboulements de terre dans le groupement de Mudusa, notamment dans le village de Buhozi.
Privées de logements, ces familles vivent dans des conditions extrêmement précaires, sans assistance ni accès suffisant aux besoins de base.
Selon la société civile locale, la majorité des sinistrés est actuellement hébergée par des proches. Mais cette solidarité s’essouffle face à la pauvreté croissante, la hausse du coût de la vie et les effets persistants des conflits armés dans la région.
Entre 2023 et avril 2026, un total de 464 maisons ont été détruites, causant le déplacement de nombreuses familles.
Par ailleurs, 365 habitations supplémentaires, situées dans la localité de Cirhambi, sont aujourd’hui menacées d’effondrement, exposant plus de 2 000 personnes à un danger imminent.
Les besoins humanitaires sont urgents : nourriture, abris, couvertures et autres biens essentiels font cruellement défaut.
Les familles d’accueil, déjà fragilisées, peinent à faire face à cet afflux.
Malgré l’ampleur de la catastrophe, aucune aide significative n’a encore été apportée, selon les acteurs locaux.
La société civile de Mudusa lance un appel urgent aux autorités et aux organisations humanitaires pour une intervention rapide.
Cette crise met en évidence la vulnérabilité des communautés rurales face aux catastrophes naturelles et souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et d’assistance durable.
La rédaction