La République démocratique du Congo a officiellement pris, le 1er juillet 2026, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies à New York, où son représentant permanent, l’ambassadeur Zénon Mukongo, a dévoilé les priorités du pays pour le mois de juillet. Ce retour à la tête de l’organe le plus influent de l’ONU, près de trente ans après son dernier mandat, marque une étape majeure dans le repositionnement diplomatique de la RDC sur la scène internationale.
En ouvrant sa présidence par une conférence de presse, l’ambassadeur Zénon Mukongo a affirmé que la RDC entend conduire les travaux du Conseil avec impartialité, transparence et esprit de consensus, tout en veillant à apporter des réponses concrètes aux défis actuels de la paix et de la sécurité internationales.
Le programme congolais s’articule autour de plusieurs rendez-vous de haut niveau. Le 8 juillet, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka présidera un débat consacré au thème « Femmes, paix et sécurité », centré sur les survivantes et survivants des violences sexuelles liées aux conflits. Le 13 juillet, la RDC ouvrira également une réflexion internationale sur les lacunes du cadre juridique encadrant l’exploitation des ressources naturelles dans les zones de conflit.
Le point culminant de cette présidence interviendra le 22 juillet, avec un débat public de haut niveau présidé par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, consacré à la gouvernance des ressources naturelles comme fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité. À travers cette initiative, Kinshasa ambitionne d’influencer les discussions internationales sur un enjeu qui touche directement la région des Grands Lacs et plusieurs autres zones de conflit dans le monde.
Au-delà de la présidence protocolaire, la RDC veut démontrer sa capacité à contribuer aux grandes décisions internationales. En prenant les commandes du Conseil de sécurité, elle cherche à faire entendre sa voix, à défendre ses priorités diplomatiques et à s’affirmer comme un acteur crédible dans la recherche de solutions aux crises mondiales.
Par Christian La Grace LIOLYA