Le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a appelé les populations du Kasaï oriental à s’impliquer davantage dans la gouvernance sécuritaire de leurs entités. Il s’est exprimé à Mbujimayi le 26 septembre 2026, lors de la douzième étape de sa tournée consacrée au renforcement des capacités des comités provinciaux et locaux de sécurité.

Cette mission vise notamment à vulgariser les textes légaux encadrant la création, l’organisation et le fonctionnement des comités de sécurité, ainsi qu’à promouvoir une approche participative de la gestion de la sécurité.
Pour Jacquemain Shabani, la sécurité ne doit plus être l’affaire des seuls services de l’État. Les citoyens, les organisations de la société civile, les associations et différentes composantes de la communauté doivent prendre part au diagnostic des problèmes sécuritaires et à la recherche de solutions adaptées.
Le patron de la sécurité intérieure a rappelé que les comités de sécurité doivent se réunir régulièrement. Les comités de sécurité tiennent leurs réunions chaque semaine, tandis que les réunions élargies aux citoyens doivent se tenir une fois par mois. Ces cadres doivent permettre d’aborder aussi bien la criminalité que les conflits coutumiers, les problèmes d’éclairage public, d’accès à l’eau ou encore les érosions susceptibles de favoriser l’insécurité.
5.636 acteurs déjà formés
Jacquemain Shabani a indiqué qu’à ce jour, 5636 acteurs étatiques et non étatiques ont déjà été formés dans le cadre de cette nouvelle approche de gouvernance sécuritaire.
Le dispositif couvre désormais 12 provinces, 17 comités locaux de sécurité de villes, ainsi que 150 territoires et communes et 482 secteurs et chefferies. Ces acteurs formés, ont vu leurs capacités renforcées en matière de gouvernance sécuritaire à travers le pays. Comme dans d’autres provinces, des brevets ont été décernés à ceux du Kasaï Oriental à l’issue de leur formation.
Le VPM a également annoncé le renforcement du suivi des comités à travers la Commission permanente d’appui à la gouvernance sécuritaire et d’accompagnement des comités provinciaux et locaux de sécurité (CPAGS).
La digitalisation de la gouvernance sécuritaire doit, par ailleurs, permettre la transmission rapide des rapports des réunions et donner à la population la possibilité d’évaluer la qualité des services de sécurité.
Jacquemain Shabani a prévenu que les responsables des comités qui ne respecteraient pas leurs obligations pourraient faire l’objet de sanctions, tout en appelant à privilégier les résultats positifs au bénéfice des populations.
Après le Kasaï oriental, la tournée du ministère de l’Intérieur doit se poursuivre notamment au Kasaï central et au Kasaï, avant de couvrir les autres provinces.

L’objectif affiché est de faire de la sécurité une responsabilité partagée entre les institutions publiques et les citoyens, conformément au cadre légal de gouvernance sécuritaire.