Haut-Uele : à Durba, Kibali Gold Mine accélère le processus autour de Gorungwa Extension

A Durba, dans le territoire de Watsa, le projet Gorungwa Extension entre dans une nouvelle phase. Porté par Kibali Gold Mine, ce projet vise la mise en valeur de nouvelles zones présentant un potentiel de minéralisation identifiées lors des travaux d’exploration menés notamment à Agbarabo, Ino et Kongogbo.

Dans la zone de Caanan, l’avancement du projet implique la libération progressive des emprises nécessaires aux futures opérations. Une démarche qui, selon les explications fournies par l’entreprise, doit être réalisée en tenant compte des biens et des droits des personnes directement affectées.

Un processus administratif et social encadré

Le processus repose sur des décisions prises au niveau provincial. Un premier arrêté, signé le 6 mars 2026, a notamment ouvert la voie à l’exploitation des zones concernées.

La réalisation du projet a conduit à la délocalisation des habitants de Caanan, situé dans le périmètre de Gorungwa Extension. Une partie des espaces libérés doit notamment servir aux installations destinées au stockage des minerais stériles, c’est-à-dire les matériaux rocheux issus des opérations d’extraction à ciel ouvert.

Selon Kibali, cette disposition vise également à éloigner ces matériaux des secteurs habités et à réduire les risques associés à leur accumulation.

Un autre arrêté provincial est ensuite intervenu pour encadrer les opérations de délocalisation et de compensation des personnes et des biens affectés.

Plus de 200 personnes concernées

Les opérations d’identification ont permis de recenser 215 personnes affectées par le projet. L’évaluation a également concerné les activités agricoles et aquacoles présentes dans la zone.

Au total, 104 hectares d’étangs ont été identifiés, dont 102 hectares compensés. L’entreprise fournit des explications particulières concernant les deux hectares non retenus dans le dispositif : l’un aurait été aménagé après le passage du drone ayant servi à l’inventaire initial, tandis que l’autre ne présentait pas de poissons lors de l’évaluation.

Le recensement a par ailleurs permis d’identifier 172 champs, qui ont fait l’objet de compensations.

Les activités économiques également prises en compte

Le dispositif n’a pas uniquement concerné les habitants installés dans l’emprise du projet. Des personnes vivant en dehors de la zone ont également été prises en considération lorsqu’elles y exerçaient des activités agricoles ou économiques.

Pour Éric Mandeyi, agent RAP au Département social de Kibali Gold Mine, les compensations constituent notamment un mécanisme permettant aux personnes concernées de disposer de moyens pour se réinstaller et poursuivre leurs activités dans de nouveaux espaces.

Avec Gorungwa Extension, Kibali entend ainsi poursuivre l’exploitation de nouvelles zones minéralisées tout en avançant sur la libération des emprises nécessaires à ses infrastructures. Le respect des procédures de délocalisation, d’identification et de compensation demeure au cœur de cette étape du projet.