DÉCLARATION DU RASSEMBLEMENT DES JOURNALISTES POUR L’ÉMERGENCE DU CONGO (RAJEC)

Pour diffusion immédiate | Le RAJEC dénonce l’escalade de la répression contre les journalistes et exige des actions urgentes

Kinshasa, le 6 octobre 2026

C’est avec consternation et une profonde indignation que le Rassemblement des Journalistes pour l’Émergence du Congo (RAJEC) a appris les graves atteintes à la liberté de la presse enregistrées ces dernières heures:

  • Notre consœur Virginie Manganga, placée en détention à la prison centrale de Makala après son enlèvement;
  • Notre confrère Gauthier Sey, admis en urgence à la Clinique Ngaliema à la suite d’un enlèvement qualifié de criminel;
  • Notre confrère Danny Nguba, porté disparu.

Le RAJEC condamne avec la plus grande fermeté ces actes, qui constituent une attaque frontale contre la liberté de la presse, la liberté d’expression et la démocratie, pourtant garanties par la Constitution de la République Démocratique du Congo.

L’enlèvement d’une journaliste, l’hospitalisation en urgence d’un autre et la disparition d’un troisième en l’espace de quelques semaines ne sont plus de simples incidents isolés. Il s’agit d’une situation extrêmement préoccupante et du prix inacceptable payé par les professionnels des médias dans un pays qui se doit de garantir une presse libre et indépendante.

Face à cette spirale alarmante, le RAJEC:

1. Exige la libération immédiate et sans condition de notre consœur Virginie Manganga, victime d’une détention qu’il considère comme arbitraire;

2. Demande que toute la lumière soit faite sur l’enlèvement de Gauthier Sey, promoteur de Netic News, et que les auteurs répondent de leurs actes;

3. Exige des autorités compétentes qu’elles engagent sans délai les recherches nécessaires pour retrouver Danny Nguba et garantir son intégrité physique;

4. Appelle le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions et défenseur engagé de la liberté de la presse, ainsi que le Ministre de la Justice, à s’impliquer personnellement afin de mettre un terme à cette dérive répressive.

Le RAJEC tient les autorités politico-administratives et sécuritaires pour responsables de la sécurité de ces trois journalistes.

Il appelle l’ensemble de la profession, l’UNPC, les organisations de défense des droits de l’homme, la société civile ainsi que les partenaires internationaux à se mobiliser pour défendre la liberté de la presse, aujourd’hui gravement menacée.

Pour le RAJEC,

Edmond Izuba

Secrétaire – Rapporteur