DÉSENCLAVEMENT DES PROVINCES : MUKOKO SAMBA EN MISSION DE TERRAIN

Depuis le 14 juin 2026, dans les provinces du Sankuru, de la Tshuapa et à Monkoto, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, effectue une vaste mission économique destinée à identifier les principaux obstacles au développement local, évaluer les infrastructures stratégiques et proposer des solutions capables de reconnecter ces territoires aux circuits économiques nationaux.

De Lodja à Tshumbe, en passant par Lomela, Lusambo, Boende et Monkoto, un même constat s’est imposé : l’enclavement demeure l’un des principaux freins à la croissance économique de plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.

La mission a débuté dans le Sankuru où le Vice-Premier Ministre a multiplié les visites de terrain. À Lodja, il a inspecté les infrastructures routières, les ouvrages de franchissement, les postes d’accostage ainsi que plusieurs sites touchés par l’érosion. L’objectif était de mesurer l’impact de la dégradation des infrastructures sur la mobilité des populations et l’évacuation des produits agricoles.

A Lomela, la visite de l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et de l’INERA de Mukumari a permis de mettre en lumière le potentiel agricole considérable de la province. Malgré des milliers d’hectares exploitables et plusieurs initiatives communautaires prometteuses, les difficultés d’accès aux marchés continuent de limiter les capacités de production et d’investissement.

À Tshumbe, le Vice-Premier Ministre s’est intéressé aux infrastructures universitaires, au marché central ainsi qu’au projet de barrage hydroélectrique appelé à renforcer l’accès à l’électricité dans cette partie du pays. Les échanges avec les commerçants ont également permis de mesurer l’impact du coût élevé du transport sur les prix des produits de première nécessité.

Le déplacement s’est poursuivi à Lusambo où Daniel Mukoko Samba a dressé un constat préoccupant sur l’état des infrastructures de transport, d’énergie et des services publics. Selon lui, le Sankuru paie aujourd’hui le prix de son isolement géographique, les populations supportant parfois des coûts plusieurs fois supérieurs à ceux observés dans d’autres provinces.

Dans la Tshuapa, notamment à Boende, les échanges avec les opérateurs économiques, les services techniques et la société civile ont révélé les mêmes préoccupations : faiblesse des infrastructures logistiques, difficultés d’accès aux services financiers, recul de la production locale et coût élevé de la commercialisation des produits agricoles.

La mission s’est ensuite achevée à Monkoto où l’attention s’est portée sur le Parc national de la Salonga, considéré comme un acteur majeur de l’économie locale. Premier employeur de la région, ce parc constitue également une composante stratégique du corridor vert reliant le bassin du Congo à Kinshasa. Les discussions ont porté sur les enjeux de conservation, de développement durable et d’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines.

Au-delà des constats sectoriels, cette tournée économique met en évidence une problématique commune à plusieurs provinces : l’absence d’infrastructures modernes réduit considérablement les opportunités de croissance, limite la compétitivité des producteurs locaux et renchérit le coût de la vie.

A travers cette mission, Daniel Mukoko Samba défend une approche intégrée du développement reposant sur les routes, les ponts, les voies fluviales, le transport aérien, l’énergie et la valorisation des ressources locales. Une vision qui vise à faire du désenclavement un levier de transformation économique et sociale.

Pour le Gouvernement, le développement de la République démocratique du Congo ne peut être envisagé à travers quelques pôles urbains seulement. Il passe nécessairement par une meilleure connexion des vingt-six provinces aux grands circuits de production, de commercialisation et d’investissement.

Christian La Grâce LIOLYA