La rentrée parlementaire des assemblées provinciales, prévue ce mercredi 30 septembre en République démocratique du Congo, n’a pas connu partout le caractère solennel attendu. Dans plusieurs provinces, l’ouverture de la session s’est déroulée dans un climat marqué par l’absence de nombreux députés provinciaux, sur fond de revendications liées notamment au paiement de leurs émoluments.
Le mouvement de contestation a été particulièrement visible dans plusieurs hémicycles où le nombre réduit d’élus présents n’a pas permis de donner à la cérémonie l’ampleur institutionnelle habituelle. Certains bureaux se sont ainsi limités à des communications officielles, tandis que le collectif des députés provinciaux dénonçait une rentrée parlementaire largement perturbée.
Intervenant sur Top Congo FM, le président du collectif des députés provinciaux, Blanchard Takatela, a notamment contesté l’idée d’une ouverture solennelle dans certaines assemblées où la présence des élus était très limitée.
Derrière cette situation se trouve une revendication devenue récurrente : le règlement des arriérés dus aux députés provinciaux. La perspective d’actions de protestation, notamment un sit-in devant le ministère des Finances, a accentué la pression sur les autorités compétentes à la veille de la rentrée.
Dans la soirée du mardi 29 septembre, une délégation du collectif aurait été reçue en urgence au ministère des Finances. Les échanges, entamés tard dans la nuit, se sont poursuivis jusqu’aux premières heures du mercredi afin d’examiner les modalités permettant de faire avancer les opérations de paiement.
Selon Blanchard Takatela, les démarches se sont ensuite poursuivies auprès de la Banque centrale du Congo pour le dépôt des ordres de paiement. Les premières opérations destinées au règlement des sommes dues auraient commencé dans la soirée.
Ce déblocage intervient alors que les députés provinciaux maintiennent leurs revendications sur leurs conditions financières. S’il contribue à réduire momentanément la tension, il ne met pas définitivement fin aux préoccupations exprimées par les élus.
La nouvelle session des assemblées provinciales s’ouvre ainsi dans un contexte où les questions budgétaires, les arriérés de paiement et les rapports entre les élus provinciaux et les autorités nationales pourraient continuer à occuper une place importante dans les débats.
DIKA