Sankuru : Judith Suminwa instruit l’installation des directions provinciales de la DGRAD, de l’OCC, de la BCC et de la DGDA

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a donné des instructions fermes pour renforcer la présence de l’État au Sankuru. Elle a ordonné aux responsables de plusieurs administrations et services publics de prendre les dispositions nécessaires afin d’installer effectivement leurs directions, divisions et services à Lusambo, chef-lieu de la province.

La mesure concerne notamment la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’Office congolais de contrôle (OCC), la Banque centrale du Congo (BCC), la REGIDESO, la SNEL ainsi que les services de l’Hygiène aux frontières.

À travers cette décision, le Gouvernement entend concrétiser la politique de décentralisation et rapprocher davantage l’administration publique des citoyens. Pour Judith Suminwa, cette présence accrue des services de l’État doit permettre une meilleure réponse aux besoins des populations et une amélioration de l’efficacité de l’action publique.

« Le Gouvernement de la République entend renforcer la présence effective de ses services déconcentrés dans les provinces, en vue d’assurer une meilleure prise en charge des besoins des populations et d’améliorer l’efficacité de l’action publique », souligne la Première ministre dans sa correspondance.

Elle donne ainsi un feu vert clair aux responsables concernés pour passer à la phase opérationnelle.

« Je vous autorise, chacun en ce qui le concerne, à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de procéder à l’installation effective de vos divisions, directions et services respectifs au chef-lieu de la Province du Sankuru », instruit Judith Suminwa.

Cette installation devra cependant s’effectuer dans un cadre administratif et financier strict. La Première ministre exige une coordination avec les autorités provinciales et le respect des règles de gestion des finances publiques ainsi que des crédits budgétaires disponibles.

Le Gouvernement entend également éviter que cette opération ne conduise à une multiplication des structures administratives. La priorité est plutôt donnée à une utilisation optimale des moyens déjà disponibles.

« Vous veillerez également à éviter toute duplication des structures existantes et à privilégier, autant que possible, la réaffectation et l’optimisation des ressources humaines, matérielles et financières déjà disponibles », précise-t-elle.

Pour les populations du Sankuru, longtemps confrontées à une présence limitée de certains services publics, cette décision pourrait constituer une avancée importante. L’installation effective de ces administrations à Lusambo devrait notamment faciliter l’accès aux services de l’État, améliorer l’encadrement administratif et renforcer la mobilisation des recettes publiques dans la province.

Cette décision intervient également dans un contexte politique provincial marqué par la volonté affichée du gouverneur Jules Lodi Emongo de rendre le Sankuru davantage accessible et attractif. Son engagement à agir sur les principaux leviers du développement provincial trouve ainsi un écho dans cette volonté du Gouvernement central de renforcer sa présence sur le terrain.

Reste désormais le plus important : que l’instruction présidentielle relayée par la Première ministre se traduise rapidement par des services effectivement installés et fonctionnels à Lusambo. Pour les Sankurois, l’enjeu dépasse une simple réorganisation administrative : il s’agit de voir l’État se rapprocher concrètement du citoyen.

DIKA