TRANSPORTS MODERNES RELANCENT MOBILITÉ, EMPLOIS ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE EN RDC DURABLEMENT

Le Gouvernement congolais a réaffirmé sa volonté de faire des transports un puissant levier de croissance économique avec la relance des trains urbains à Kinshasa, quinze ans après leur interruption, tout en annonçant un vaste programme de modernisation des réseaux ferroviaire, routier et fluvial destiné à fluidifier la mobilité des populations, stimuler les activités économiques et renforcer l’attractivité de la République démocratique du Congo.

La remise en circulation des trains urbains constitue la première étape d’une stratégie plus large portée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et mise en œuvre sous la supervision du Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo. Cette relance vise à répondre immédiatement aux difficultés de déplacement auxquelles font face quotidiennement des millions d’habitants de Kinshasa.

Selon les autorités, près de 50 000 voyageurs devraient emprunter chaque jour cette ligne ferroviaire reliant la Gare centrale à l’aéroport international de N’djili. Les rotations prévues permettront de réduire sensiblement les embouteillages sur le boulevard Lumumba et l’avenue Poids Lourds, deux axes parmi les plus fréquentés de la capitale. Au-delà du confort des usagers, cette amélioration de la mobilité devrait également réduire les pertes économiques liées aux longues heures passées dans les bouchons, améliorer la ponctualité des travailleurs et accroître la productivité des entreprises.

Dans une ville qui dépasse aujourd’hui les vingt millions d’habitants, le défi de la mobilité devient également un enjeu économique majeur. Chaque minute gagnée dans les déplacements représente un gain de temps pour les activités commerciales, les services, les administrations et les opérateurs économiques. En facilitant les déplacements des travailleurs et des marchandises, le Gouvernement entend créer un environnement plus favorable à la croissance des investissements et à la création de richesses.

Cette ambition repose sur le développement d’un système de transport multimodal. Au-delà du rail, la Ville de Kinshasa prévoit la mise en service de la Société des Transports de Kinshasa (STK), qui disposera progressivement d’une flotte de près de 790 autobus, composée notamment de 490 bus obtenus dans le cadre du programme Esprit de Vie et de 300 minibus supplémentaires. À cela s’ajoute un projet d’acquisition de près de 1 000 nouveaux bus auprès du constructeur vietnamien Vingroup, dont un premier lot est attendu avant la fin de l’année.

Le projet ne se limite pas à augmenter le nombre de véhicules. Les autorités ambitionnent de bâtir un véritable réseau intégré reliant les transports ferroviaires, routiers et fluviaux. À terme, un système de billettique unique permettra aux voyageurs d’utiliser un seul ticket pour emprunter successivement le train, le bus ou encore les futures dessertes fluviales. Cette interconnexion vise à optimiser les déplacements tout en réduisant les coûts de transport pour les ménages.

Au-delà de Kinshasa, cette vision traduit la volonté du Gouvernement de faire des infrastructures de transport un moteur du développement économique national. Une meilleure mobilité facilite la circulation des personnes, accélère les échanges commerciaux, améliore la compétitivité des entreprises et favorise les investissements. En renforçant les connexions entre les différentes zones économiques du pays, les transports deviennent un facteur déterminant de création d’emplois, d’augmentation des revenus et de transformation structurelle de l’économie congolaise.

Christian La Grace LIOLYA