Le Conseil de sécurité des Nations unies renforce la pression sur les acteurs impliqués dans l’insécurité qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo. Par l’intermédiaire de son Comité des sanctions établi en vertu de la résolution 1533 (2004), l’ONU a décidé d’inscrire six nouvelles personnalités ainsi que deux organisations sur sa liste des personnes et entités sanctionnées.
Parmi les principaux concernés figure Corneille Nangaa, présenté comme le chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), mouvement associé au M23, déjà visé par des mesures internationales. Les Nations unies estiment que plusieurs responsables de cette coalition continuent de jouer un rôle déterminant dans les activités armées qui déstabilisent les provinces orientales du pays.
Le colonel John Imani Nzenze, décrit comme responsable du renseignement du M23, fait également l’objet de sanctions pour son implication présumée dans l’organisation et le soutien des opérations du mouvement rebelle.
La décision onusienne touche également deux hauts responsables des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Il s’agit de Sébastien Uwimbabazi, général de brigade basé dans le territoire de Rutshuru, ainsi que de Gustave Kubwayo, connu sous le pseudonyme de « Sirkoof ». Ce dernier est accusé d’avoir dirigé des opérations marquées par des attaques contre des civils, des enlèvements contre rançon et l’exploitation illicite des ressources naturelles.
L’ONU a en outre sanctionné Muhammed Lumisa, identifié comme commandant, médecin et responsable de la logistique extérieure des Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que le colonel Charles Sematama, chef militaire du groupe armé Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu et mis en cause pour de graves violations commises contre les populations civiles.
Outre ces individus, deux organisations rejoignent également la liste des sanctions : l’Alliance Fleuve Congo (AFC), créée en 2023, et le groupe Twirwaneho. Leur inscription entraîne notamment le gel de leurs avoirs, une interdiction de voyager ainsi qu’un embargo sur les armes.
Par cette nouvelle série de sanctions, les Nations unies entendent accentuer la pression sur les responsables des violences qui continuent de fragiliser la sécurité dans l’est de la RDC, où les affrontements armés et la crise humanitaire demeurent une source majeure de préoccupation pour la communauté internationale.
DIKA