La Société Congolaise pour l’État de Droit (SCED) poursuit sa série de réflexions sur le débat constitutionnel en République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié le 10 juillet 2026 et signé par son directeur général, Dominique Kambala Nkongolo, l’organisation s’attaque à ce qu’elle qualifie de « deuxième hypocrisie politique » entourant les discussions sur une éventuelle réforme de la Constitution.

Selon la SCED, une partie du débat public se focalise davantage sur le maintien ou le départ d’une personnalité politique que sur les véritables enjeux institutionnels du pays. L’organisation estime qu’une telle approche détourne l’attention des questions fondamentales relatives à l’avenir de l’État et au fonctionnement durable de ses institutions.
Dans son communiqué, la SCED rappelle que la République démocratique du Congo est « plus importante qu’un Président, qu’une majorité et qu’une opposition ». Elle soutient qu’une réforme constitutionnelle ne devrait ni être conçue pour maintenir une personne au pouvoir, ni servir d’instrument pour écarter un individu de la scène politique.
L’organisation insiste également sur le fait que la Constitution doit être pensée comme un cadre permanent garantissant la stabilité des institutions, indépendamment des acteurs politiques appelés à se succéder à la tête du pays.
Enfin, la Société Congolaise pour l’État de Droit annonce qu’elle poursuivra cette série de communications en abordant une troisième « hypocrisie », qu’elle décrit comme « l’appel au peuple sans respect de sa liberté », laissant entrevoir la publication prochaine d’un nouveau communiqué consacré à cette question.
DIKA