Gouvernance minière : Louis Watum Kabamba accélère les réformes pour garantir aux Congolais une part des richesses du sous-sol

JeLa République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la transformation de son secteur minier. Sous l’impulsion du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le gouvernement intensifie la mise en œuvre des réformes prévues par le Code minier et le Règlement minier afin d’assurer une gouvernance plus juste, plus inclusive et davantage profitable aux citoyens congolais.

Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui entend faire des ressources naturelles un véritable levier de développement national et de prospérité partagée. L’objectif est clair : permettre aux Congolais de ne plus être de simples observateurs de l’exploitation de leurs ressources, mais de devenir des acteurs économiques à part entière, en tant qu’actionnaires, partenaires et investisseurs.

Au cœur de cette réforme figure l’application de l’article 71 bis du Code minier, introduit par la loi n°18/001 du 9 mars 2018. Cette disposition impose que 10 % du capital social des sociétés minières d’exploitation soient réservés aux Congolais, une mesure qui marque un tournant majeur dans l’indigénisation du capital des entreprises opérant dans le secteur.

Le Règlement minier précise les modalités de cette participation. Les 10 % de parts réservées aux nationaux sont répartis équitablement : 5 % sont destinés aux travailleurs congolais des entreprises minières, tandis que les 5 % restants reviennent à des personnes physiques de nationalité congolaise, afin qu’elles bénéficient directement de la valeur créée par l’exploitation des ressources minières.

Le gouvernement entend également renforcer le contenu local au niveau de la transformation des minerais. Ainsi, les entités de traitement qui ne détiennent pas de titre minier sont tenues de réserver au moins 50 % de leur capital social à des Congolais. Cette mesure vise à stimuler l’émergence d’un tissu industriel national, à développer les compétences locales et à favoriser une plus grande transformation des minerais sur le territoire congolais.

Pour accompagner les entreprises dans cette transition, le ministre des Mines avait accordé, par une note circulaire datée du 30 janvier 2026, un moratoire exceptionnel concernant la participation des travailleurs congolais au capital social des entreprises minières. Cette période de grâce prendra fin le 31 juillet 2026, date à laquelle les sociétés concernées devront démontrer leur conformité aux exigences légales.

Cette échéance est présentée comme un moment historique pour le secteur minier congolais. Pour la première fois, les dispositions légales relatives à la participation des Congolais au capital des entreprises minières entreront dans une phase effective d’application. Une décision portée par Louis Watum Kabamba avec l’appui du président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, dans le but de faire des citoyens congolais des bénéficiaires directs des richesses issues de leur propre sous-sol.

À travers cette réforme, le ministère des Mines réaffirme sa volonté de faire respecter strictement le Code minier tout en accompagnant les opérateurs dans une mise en conformité progressive et responsable. Au-delà du partage du capital, cette politique ambitionne également d’améliorer la gouvernance du secteur en offrant aux Congolais un meilleur accès aux informations relatives à la gestion des entreprises minières.

En plaçant les nationaux au cœur de la chaîne de valeur minière, le gouvernement entend ouvrir une nouvelle ère où les Congolais ne seront plus uniquement une main-d’œuvre, mais également des copropriétaires, des investisseurs et des bénéficiaires directs des immenses richesses naturelles de la République démocratique du Congo. Cette orientation constitue l’une des réformes les plus ambitieuses engagées ces dernières années pour renforcer la souveraineté économique du pays et assurer une redistribution plus équitable des revenus miniers.

DIKA